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L'annonce du massacre des 11 députés a plongé la Colombie dans le choc. L'armée dément avoir participé à cette opération, tandis que le président Alvaro Uribe parle de «crime contre l'humanité». La guérilla qui ont dénoncé "l'intransigence démente" du président colombien annonce la restitution prochaine des corps; la France, l'Espagne et la Suisse lancent un "appel solennel" pour trouver une issue à la situation des otages en Colombie et éviter de nouvelles tragédies, et l'ONU réclame une enquête complète et indépendante...
En Colombie, l'annonce révéle sur le site internet qui publie habituellement les communiqués des rebelles colombiens a plongé le pays dans le choc. L'armée dément avoir participé à cette opération, tandis que le président Alvaro Uribe parle de «crime contre l'humanité».
Selon le communiqué des FARC, ces onze otages sont morts au cours d'un échange de tirs suscité par l'attaque d'un groupé armé, qui n'a pas été clairement identifié. Un douzième député aurait survécu, ne se trouvant pas dans le campement au moment de l'attaque. Tous faisaient partie du groupe de 56 sequestrés dont les FARC veulent négocier la libération. Les familles des otages bien sûr, mais aussi tout le pays sont sous le choc.
L'annonce de ces morts ravive les craintes d'une opération militaire des forces armées colombiennes contre la guérilla, opération qui aboutirait à l'execution des otages, comme l'ont clairement déclaré les FARC à plusieurs reprises.
En France aussi on suit de près ces événements. Jean-Baptiste Mattéi, le porte parole du ministère français des affaires étrangères l'a rappelé ce jeudi : la France s'oppose à toute intervention armée des forces colombiennes pour tenter d'obtenir la libération des otages.
Vendredi dernier, le président colombien Alvaro Uribe avait pourtant réitéré sa volonté de libérer les otages par la force, et répété qu'il refusait de créer une zone démilitarisée, ce que réclament les FARC en préalable à tout échanage humanitaire. Ce jour, il a accusé les FARC d'être responsables de l'assassinat des députés, parlant d'«assassinats prémédités» et de «crimes contre l'humanité». Il demande aussi un appui international pour la restitution des corps et la création «d'une commission d'experts internationaux pour expliquer au monde les circonstances de ces crimes atroces».
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