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Le porte-parole des FARC Raul Reyes a affirmé que son organisation avaient "la volonté politique" de négocier un échange humanitaire à condition que le gouvernement "fournisse des garanties politiques suffisantes", selon la transcription partielle d'un entretien accordé jeudi à la chaîne de télévision Telesur basée au Venezuela.
Les FARC ont refusé ces derniers mois toute négociation avec le président colombien Alvaro Uribe, dont les forces armées traquent les quelque 12.000 guérilleros depuis quatre ans, mais la réélection triomphale du chef de l'Etat en mai dernier pourrait forcer le groupe à revenir sur sa position.
Toutefois Raul Reyes, tout en assurant que les FARC désiraient conclure un accord de paix, a maintenu les conditions préalables aux pourparlers que le gouvernement a toujours rejetées. L'une de ces conditions consiste dans le retrait des troupes de deux provinces du Sud s'étendant sur 100.000km2.
Le gouvernement n'a pas réagi à ces propos.
Les FARC détiendraient jusqu'à une soixantaine d'"otages politiques", dont la franco-colombienne Ingrid Betancourt, sénatrice de 1998 à 2002 et candidate écologiste à la présidentielle de mai 2002 en Colombie, enlevée avec sa directrice de campagne Clara Rojas le 23 février 2002 sur une route du sud du pays.
La France, l'Espagne et la Suisse soutiennent l'idée, acceptée par le président Uribe, d'un échange humanitaire qui serait organisé dans une zone démilitarisée garantie par des observateurs internationaux.