|
||||||
Avec plus de 2 millions des personnes déplacées en interne, déracinées par la guerre civile, plus les centaines de milliers de Colombiens qui cherchent refuge dans les pays voisins, le UNHCR réclame une attention internationale plus grande pour cette grave crise humanitaire.
« Ces chiffres qui continuent à monter font de la situation colombienne non seulement la plus grande opération de l'UNHCR dans les Amériques, mais également une des plus grandes tragédies humanitaires du monde, et celle qui est la plus méconnue», vient de déclarer Ron Redmond, le porte-parole du Haut Commissaire de l'ONU pour les réfugiés (UNHCR) dans une conférence de presse qui s'est tenue aujourd'hui à Genève.
Judy Cheng-Hopkins, haut commissaire auxiliaire de l'UNHCR, vient de terminer une mission de quatre jours en Equateur. Elle compte visiter les projets de l'UNHCR pour les personnes déplacées dans les villes de Barranquilla et de Carthagène. Environ la moitié des déplacé internes en Colombie vivent dans des centres urbains, bon nombre d'entre eux dans les banlieues pauvres qui sont à peine un peu plus que des bidonvilles. Mme. Cheng-Hopkins doit rencontrer des fonctionnaires du gouvernement à Bogota, la capitale.
En Colombie, en plus des déplacés internes, il y a un quart de million de Colombiens qui se sont réfugiés en Equateur, plus des dizaines de milliers dans d'autres pays de la région, comme que le Venezuela, le Panama et le Costa Rica.
L'UNHCR a à plusieurs reprises déclaré qu'elle était alarmée par l'impact sur les civils de cette guerre entre le gouvernement, les rebelles de gauche et les paramilitaires de droite, qui dure depuis plus de quarante ans dans ce pays andin.
Ces derniers mois l'organisation a exprimé son intérêt particulier pour les communautés indigènes du pays, dont une partie sont menacés d'extinction par les combats qui les chassent de leurs terres héréditaires, auxquelles leur culture et leurs traditions sont étroitement liées.