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En Colombie, le vice-président Francisco Santos a accueilli avec prudence l'offre d'échange de prisonniers lancée jeudi par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).
« On ne peut pas conduire un processus de ce type par l'intermédiaire des microphones », a-t-il expliqué à la presse. Il a toutefois admis que la proposition de la guérilla « paraît de toute façon un changement significatif ».
Les rebelles ont proposé sur le réseau de télévision Telesur d'échanger 58 otages, dont la politicienne franco-colombienne Ingrid Betancourt, contre 500 des leurs. Ils y mettent aussi la condition que les départements de Caqueta et de Putumayo soient démilitarisés, ce que le président Alvaro Uribe a toujours refusé jusqu'ici.
C'est la première fois que les forces révolutionnaires acceptent de parler d'échange de prisonniers. Ils avaient repoussé toutes les tentatives précédentes de négociation. Quelque 2000 personnes sont actuellement détenues en captivité dans le pays.
Les FARC, la principale guérilla de Colombie, comptent quelque 17 000 combattants.
En décembre dernier, la France, l'Espagne et la Suisse ont présenté un plan pour lancer des négociations sur un accord humanitaire entre le gouvernement et les FARC. Le président Uribe a accepté la proposition, mais la guérilla a refusé de se prononcer.