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Les parents des dizaines de colombiens "échangeables" kidnappés par les Farc ont annoncé ce mercredi, qu'ils entraient en "veille permanente" après la déclaration du Gouvernement annonçant son intention de "chercher des chemins de paix" avec la rilla.
"Nous nous déclarons en état de veille permanente, dans l'attente de connaître, avec optimisme, les résultats des actions ordonnées par le président de la République (Álvaro Uribe)", ont annoncé les responsables de cette initiative par un communiqué.
Cette déclaration est en raport avec une déclaration divulguée mardi passé par le Haut Commissaire pour La Paix, Luis Carlos Restrepo, qui a annoncé une réunion avec Uribe et d'autres membres du Gouvernement "pour examiner comment rechercher des chemins de paix avec les Farc".
"C'est en signant un accord humanitaire (accord avec l'Exécutif exigé par les rebelles) qu'Uribe nous montrera sa détermination réelle d'avancer", ont ajouté les vingt parents d'otages qui ont signé le document.
Parmi eux il y avait Yolanda Pulecio, la mère de l'ex candidate présidentielle indépendante Ingrid Betancourt, qui a aussi la nationalité française, et Marleny Orjuela, presidente d'une association qui réunit les familles du plus grand groupe de "prisonniers de guerre", soit par 34 officiers et sous-officiers de la Force Publique.
Les parents ont expliqué qu'avec cette "veille permanente" ils reprennaient leur rôle "de défenseurs de l'accord humanitaire, comme seule issue possible et sûre au drame du kidnapping que vivent nos proches, certains depuis presque neuf ans". Les rebelles détiennent 56 colombiens et trois Américains qu'ils considèrent comm ""changeables" - certains d'entre eux ont été kidnappés il y a plus de huit ans.
Cette tâche, ont-ils ajouté, avait été laissée en suspens à l'occasion de la campagne politique pour les élections de dimanche passé, dans lesquelles le président Uribe a obtenu un second mandat, jusqu'au 2010.
A ce sujet, ils ont signalé que les sondages qui précédaient ces élections avaient montré que 62.9 pour cent des personnes interviewées approuvaient une issue négociée avec la guérilla et que 59.8 pour cent acceptaient qu'on signe un accord d'échange.
"C'est notre devoir et notre obligation de réactiver les efforts destinés à rendre la liberté à ceux qui snt détenus dans la forêt depuis tant d'années", ont-ils souligné.
Les parents ont insisté sur le fait que l'accord sur les otages "est viable juridiquement, politiquement et humanitairement", selon le droit national et international.
La mère d'Ingrid Betancourt plaide pour un accord humanitaire rapide
Dans une interview avec un journaliste de RCN, Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid, a plaidé pour que le Gouvernement et la guérilla concrétisent le plus rapidement possible un rapprochement qui permette un accord humanitaire.
Dans ses déclarations à RCN Radio, Yolanda Pulecio a déclaré qu'il fallait ouvrir "les deux cadenas" pour que les parties s'asseyent à une table de négociation et discutent de la libération des séquestrés.
Elle a indiqué qu'elle "allait être attentive à ce qui allait se passer", en allusion à l'annonce du commissaire pour la paix, Luis Carlos Restrepo, de rechercher un rapprochement avec le groupe partisan.
"Je sais bien qu'il faudra faire sauter deux cadenas, celui du Président (Álvaro Uribe) et celui de la guérilla; il ne faut pas oublier l'appui de pays comme la France, la Suisse et l'Espagne qui essayent d'organiser une réunion entre les deux parties", a-t-elle déclaré.
La mère de l'ex candidate présidentielle aux élections de 2002 a rappelé que les familles des kidnappés sont désespérées et qu'elles n'ont plus reçu de preuves de survie depuis plusieurs années.
"Personne n'a reçu de messages de nos proches kidnappés depuis trois ans, c'est pourquoi demandons à la guérilla de nous envoyer des preuves de survie", a répété Madame Yolanda Pulecio.