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Dans un communiqué divulgué ce lundi, la guérilla du FARC assure qu'il n'y a pas de contacts avec le gouvernement colombien pour dialoguer sur un échange de kidnappés contre des rebelles emprisonnés, et un éventuel processus de paix, et accuse le président Alvaro Uribe d'encourager la guerre.
"Il n'existe aucune négociation entre le gouvernement et les FARC en matière d'échange de prisonniers et encore moins dans la recherche de solutions politiques", a indiqué le numéro deux des Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC), Raúl Reyes, dans un communiqué diffusée par la station Numero Uno.
Uribe a annoncé le 30 mai - deux jours après avoir été réélu pour un second mandat de quatre années - sa disposition à "examiner des chemins de paix" avec les FARC, ce pourquoi il a sollicité les offices de l'Église Catholique et il a rencontré des leaders politiques qui promeuvent une issue au conflit.
Un de ces dirigeants est l'ex candidat présidentiel Alvaro Leyva, facilitateur du processus de paix qui s'est tenu sans succès entre la guérilla et le gouvernement d'Andres Pastrana (1998-2002), entre 1999 et 2002.
Dans une lettre datée du 7 juin, Reyes a soutenu que la guérilla maintenait son intérêt pour un accord de paix, et a accusé Uribe d'accroître la violence avec sa politique de Sécurité Démocratique (main forte), avec laquelle le président avait promis de mettre la guérilla en échec.
"Les FARC continuent à brandir le drapeaux de la réconciliation nationale, face au gouvernement qui continue à brandir le drapeaux de la guerre", peut-on lire dans ce communiqué.
Reyes a aussi souligné la collaboration des gouvernements de France, de Suisse et d'Espagne dans la recherche de l'échange de 58 otages contre quelque 500 rebelles emprisonnés.
"Nous évaluons les initiatives de la population et des pays intéressés à l'échange de prisonniers et aux issues politiques au conflit interne qui règne en Colombie", soutient le chef insurgé.
Avec quelque 17.000 homme et fondées en 1964, les FARC sont la plus grande guérilla du pays; à plusieurs occasions elles ont déclaré qu'elles ne négocieraient pas tant qu'Uribe serait président.