
L'Église Catholique de Colombie a souligné l'atmosphère favorable qu'il y a en ce moment pour obtenir un accord humanitaire qui permette la libération des kidnappés par la guérilla des Farc. Le président de la Conférence Épiscopale, Luis Augusto Castro, s'est référé aux possibilités de dialogue avec le groupe insurgé, en sortant d'une entrevue avec le chef de l'État, Álvaro Uribe.
Le prélat, qui est archevêque de la ville de Tunja (Boyacá), accompagné par le cardinal Pedro Rubiano, archevêque de Bogota, a eu une entrevue avec le président Uribe et avec le Haut Commissaire présidentiel pour la paix, Luis Carlos Restrepo.
"À l'heure actuelle il y a une volonté d'arriver peut-être bientôt à un accord humanitaire pour la libération des kidnappés en pouvoir du groupe subversif. C'est important qu'il y a une petite porte ouverte ", a indiqué l'archevêque Castro en sortant du bureau présidentiel.
Le Farc ont en leur pouvoir environ 60 politiciens, soldats et policiers qu'ils veulent échanger contre environ 500 guérilleros emprisonnées dans les prisons du pays. Parmi ces otages se trouve l'ex candidate présidentielle colombienne Ingrid Betancourt, kidnappée en février 2002, qui a aussi la nationalité française.
Le mouvement partisan réclame la démilitarisation pour un mois de deux vastes communes de la Vallée du Cauca, tandis que l'administration d'Uribe offre un secteur plus petit et pour moins de temps.
Le président Álvaro Uribe, a révélé en décembre passé une proposition faite par l'Espagne, la France et la Suisse pour obtenir un échange humanitaire, mais les Farc avaient affirmé qu'ils ne dialogueraient pas tant qu'Uribe serait président. Ce dernier a été réélu au cours des élections du 28 mai passé pour un nouveau mandat 2006-2010.