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Ingrid Betancourt sort de son silence pour soutenir les otages de Colombie

02/07/2009 - Le Point, RTL-info, Qué.es, AFP

Un an après sa libération, Ingrid Betancourt sort de plusieurs mois de silence qu'elle a passés à "se reconstruire" et écrire un livre sur ses six années de détention par la guérilla, assurant aussi de sa détermination à lutter pour les otages en Colombie.

En parallèle à ce livre qui doit paraître début 2010, la Franco-Colombienne participe aussi à un projet de film pour faire partager ses années aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie, a-t-elle annoncé à Radio Caracol.

"Le projet de film avance avec l'une des personnes les plus extraordinaires que compte Hollywood: Kathleen Kennedy", qui a notamment produit +La liste de Schindler+", a précisé l'ex-candidate écologiste à l'élection présidentielle de 2002.

Il "me tient très à coeur car je voudrais que les gens comprennent ce que c'est de ne pas être libre", a-t-elle expliqué à TF1.

Le 2 juillet 2008, Ingrid Betancourt avait été libérée en compagnie de 14 autres otages lors d'une opération de l'armée colombienne avec un appui américain.

Eprouvée malgré une très bonne forme apparente, elle avait immédiatement dit vouloir lutter pour la libération des otages en Colombie et rencontré de nombreux chefs d'Etat, avant de se retirer de la vie publique début 2009.

"Grâce à vous, je réussis chaque jour davantage à laisser derrière moi les douleurs héritées de ma captivité", écrit la Franco-colombienne dans une lettre à ses soutiens, publiée jeudi par la Fédération internationale des Comités libertad (ex-comités Ingrid Betancourt).

Remerciant de nouveau tous ceux qui ont oeuvré à sa libération, Ingrid Betancourt a admis à TF1 avoir été blessée par les critiques. "Evidemment, ça m'a fait de la peine", a-t-elle dit, affirmant ne vouloir garder de ses ex-compagnons de détention que leurs "moments de grandeur, de noblesse".

Un livre de trois ex-otages américains évoque son "égoïsme", et celui de Clara Rojas, son ancienne directrice de campagne qui avait refusé de l'abandonner lors de son enlèvement en 2002, l'accuse de ne pas l'avoir aidée.

Devenue symbole des otages de Colombie, Ingrid Betancourt avait aussi agacé, y compris son entourage, pour ses caprices, certains l'accusant d'oublier les autres otages.

"J'ai retrouvé une vie normale, le mieux possible. J'ai reconstruit les liens avec mes enfants, avec maman. Mais je suis convaincue que je ne serai restaurée dans mon bonheur que lorsque les otages seront tous présents, a dit l'ex-otage qui vit aujourd'hui aux Etats-Unis.

"Il faut faire plus" pour les otages et "aller au-delà du possible", avait-elle déjà souligné jeudi dans un communiqué.

Elle a également annoncé qu'un groupe de quatre otages libérés avec elle serait reçu "dans quelques jours" en France et pourrait y suivre des études.

La France qui a oeuvré longtemps pour une solution politique négociée entre la guérilla et le gouvernement colombien, appuie désormais surtout l'aide aux ex-otages et ex-guérilleros qui accepteraient de se rendre avec leurs prisonniers.

"Plutôt que de se battre pour faire libérer les otages, on s'occupe des ex-otages, une solution plus acceptable pour le président colombien Alvaro Uribe que des pressions pour une solution politique négociée", regrette le président de la Ficib, Armand Burguet qui dénonce "l'aggravation" de la situation humanitaire en Colombie.

Les Farc, en lutte depuis 1964 contre le gouvernement colombien et dont le président Alvaro Uribe a juré la perte, détiennent 22 otages dits politiques qu'ils entendent échanger contre quelque 500 guérilleros emprisonnés.


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