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La Colombie a annoncé, lundi 27 juillet, avoir découvert des armes de fabrication suédoise achetées par la guérilla des FARC au Venezuela. Cette annonce, qui intervient dans un contexte diplomatique déjà très tendu entre les deux voisins, a aussitôt suscité des demandes d'explication de la Suède à Caracas.
"Au cours de plusieurs opérations nous avons pu récupérer des arsenaux des FARC. Nous avons trouvé des munitions puissantes, des équipements puissants, entre autres des armes antichar qu'un pays européen a vendues au Venezuela, et qui étaient aux mains des FARC", a déclaré le vice-président colombien, Francisco Santos, à Radio Caracol.
Dimanche, le président Alvaro Uribe avait déjà dénoncé l'acquisition par les Forces armées révolutionnaires de Colombie de "lance-roquettes sur les marchés d'armes internationaux", et avait indiqué que Bogota avait "présenté une plainte par la voie diplomatique" aux pays concernés.
MISSILES ANTICHAR
L'information avait dans un premier temps été diffusée par la revue britannique spécialisée dans les questions de défense Jane's, puis dimanche par un hebdomadaire colombien d'investigation, Semana. Selon la presse locale, ces armes de fabrication suédoise, dont des missiles antichar AT-4 fabriqués par une filiale de Saab AB, ont été découvertes en juillet 2008 et leur origine a pu être établie grâce à leurs numéros de série.
Cet annonce intervient dans un contexte à nouveau très tendu entre la Colombie et le Venezuela, presque un an et demi après une crise diplomatique qui semblait surmontée, déjà liée aux FARC. Le 1er mars 2008, le bombardement par l'armée colombienne d'un camp des FARC en territoire équatorien avait entraîné la rupture des relations diplomatiques avec la Colombie par Quito, puis Caracas, allié de l'Equateur, qui avait été jusqu'à annoncer qu'il masserait des troupes à sa frontière.