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Il y a eu toutes sortes de bruits en Colombie cette semaine
L'incertitude que vit la Colombie en ce qui concerne la longue captivité de centaines de personnes en pouvoir des groupes armés illégaux a atteint un sommet ces derniers jours, à cause des bruits selon lesquels l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt serait décédée.
La dirigeante politique en pouvoir des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis 2002 serait morte au milieu de la forêt où elle est retenue captive, selon les affirmations de l'agence de presse Primera Página. Ce portail internet a annoncé en effet qu'un guérillero démobilisé aurait assuré aux autorités colombiennes que Betancourt serait morte des suites d'une maladie et que les services de renseignements essayeraient d'établir la véracité de ces affirmations.
Jusqu'à la fermeture de cette édition rien n'a été confirmé. Le ministre de la Défense, Juan Manuel Santos, au terme d'une visite de de trois jours aux Etats-Unis, a déclaré ne pas avoir d'informations à ce sujet. L'agence Ancol, qui émet généralement les communiqués du FARC, n'a rien publié non plus.
Toutefois, pour ajouter à la confusion, la station radio de Paris, France Info, a annoncé ce jeudi que deux diplomates français s'étaient rendus en Colombie et y avaient eu des contacts visant à obtenir la liberation d'Ingrid Betancourt, mais qu'ils n'avaient pas obtenu les preuves de survie qu'ils avaient demandées. Et le président français Nicolás Sarkozy, depuis la Libye, où il se trouvait cette semaine, a annoncé: « nous voulons une preuve qu'Ingrid est vivante, et nous ne l'avons pas. Nous avons des éléments, mais aucune preuve authentique de vie». Sarkozy a souligné que la tâche de mediation était « extrêmement difficile » mais il a insisté sur le fait que son gouvernement continuera à rechercher la liberation de la prisonnière.
D'un autre côté, le porte-parole des FARC, Raúl Reyes, a soutenu que des mercenaires venant des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et l'Israël avaient lancé une opération de sauvetage des onze ex députés, et que cette opération était à l'origine du décès de ces otages politiques au milieu d'un « feu croisé », en juin dernier.
Ces affirmations ont été faites lors d'une interview accordée par Reyes à TeleSur, la chaîne TV créée par le président vénézuélien Hugo Chávez avec la participation d'autres pays sud-américains.
Finalement, l'ONG Human Rights Watch a dénoncé les FARC comme coupables de l'augmentation vertigineuse des víctimes de mines anti personnel en Colombie.