|
||||||
La Colombie, les Amériques et les défenseurs authentiques des droits humains, n'oublieront pas que les dernières énergies d'Alfonso López Michelsen, qui vient de décéder, ont été consacrées à la libération des personnes séquestrées par les FARC et particulièrement à celle d'Ingrid Betancourt. Cette activité finale montre bien qu'il a été un politicien polémique, mais droit et sans double discours pendant sa carrière publique prolongée.
Il a influencé la division historique du Parti Libéral de la même manière qu'il a été un nationaliste au pouvoir et qu'il a combattu pour une Colombie différente de celle des jours actuels difficiles.
Dans ces circonstances, avec les parents des kidnappés, au moment de présenter nos derniers respects au leader colombien, nous exigeons avec lui la vérité et la paix pour sa patrie.
Cela ne nous intéresse pas de savoir qui ont été les coupables de l'exterminion des députés de l'Assemblée de la Vallée du Cauca détenus depuis 2002. Ce qui nous interpelle, c'est la douleur de leurs proches et le désaccord d'une nation qui souffre ces ignominies marquées par le sang de ses habitants. Dans ce contexte, en respectant les distances imposées par les circonstances et la souveraineté des décisions du Gouvernement colombien, nous considérons qu'on doit faire un pas en avant et arriver à une libération des kidnappés comme le monde civilisé le demande ; en outre, il est possible que cet acte puisse atténuer la mauvaise image que les confessions des horreurs paramilitaires ont causée au niveau mondial.
L'Équateur maintient une interdiction ferme pour les fumigations dans des zones voisines de notre frontière avec la Colombie et nous sommes conscients des conséquences dont nous souffrons en raison de la violence interne qui règne dans la nation voisine ; toutefois, nous tenons à nous associer aux préoccupations ultimes d'Alfonso López Michelsen. C'est pourquoi nous exprimons notre solidarité avec ceux qui ont marché le 5 juillet et avec la blouse blanche qu'a portée Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, encore kidnappée par les FARC.