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Les initiatives pour la libération des otages qui se trouvent entre les mains de la guérilla colombienne (FARC) seront au centre de la rencontre des ministres des affaires étrangères de France, d'Espagne et de Suisse, dimanche prochain à Paris.
Dans ce dîner informel, Bernard Kouchner, Miguel Angel Moratinos et Micheline Calmy-Rey feront le point sur la situation et sur les efforts qui sont faits pour trouver une solution, ont indiqué à Efe des sources diplomatiques.
Les trois pays essayent de promouvoir un accord humanitaire entre le gouvernement colombien et la guérilla, pour l'échange des otages "échangeables" en pouvoir des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), don fait partie Ingrid Betancourt, contre les guérilleros emprisonnés.
Il y a plusieurs semaines, le gouvernement colombien avait libéré plus d'une centaine de membres de la guérilla, y compris celui que l'on surnomme "le chancelier" des FARC, Rodrigo Granda, comme l'avait demandé le chef d'État français, Nicolas Sarkozy, pour essayer de débloquer l'affaire; mais jusqu'à présent il n'y a pas eu de geste de réciprocité de la part de la guérilla.
Celle-ci n'a pas non plus restitué jusqu'à présent les cadavres des onze députés qu'elle avait kidnappés en 2002 et qui sont morts il y a un mois.
La guérilla a déclaré que les députés étaient morts dans un hypothétique "feu croisé" avec un groupe militaire indéterminé, mais le gouvernement colombien a accusé les FARC de les avoir assassinés.
Il y a plus de deux semaines, les FARC ont demandé au Comité International de la Croix Rouge (CICR) et au groupe formé par l'Espagne, la France et la Suisse "leur accompagnement et leurs bons offices" pour la restitution des cadavres des députés, une demande accueillie favorablement par les intéressés.
Pendant ce temps, et à l'occasion de la fête nationale colombienne, la Fédération Internationale des Comités Ingrid Bétancourt (FICIB) a exprimé aujourd'hui sa "solidarité" avec "toutes" les victimes de la violence en Colombie et, en particulier, son "soutien" aux familles des otages politiques des FARC dont font partie Ingrid Betancourt et sa collaboratrice Clara Rojas.
"Nous unissons notre voix à toutes celles qui réclament, avec ces familles, la conclusion d'un accord humanitaire entre le gouvernement colombien et les FARC, et la libération de tous les otages détenus en Colombie", a indiqué un porte-parole de la fédération dans un communiqué.