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La Commission Nationale de Réparation a signalé que quelque 10.000 corps de victimes des paramilitaires ou de la guérilla, seraient enterrés dans des fosses communes, dans différentes zones de Colombie.
Le président de cet organisme, Eduardo Pizarro a déclaré qu'il était urgent de créer une base de données pour faciliter l'identification des restes de disparus et il a spécifié que, bien que l'emplacement de ces fosses soit un secret, les rebelles récemment démobilisés avaient révélé leur situation contre récompense légale.
"Les ONGs estiment que le nombre de victimes de disparition forcée serait autour de 7.000, et on voit apparaître maintenant un nouveau phénomène : les kidnappés qui meurent en captivité", a indiqué le sociologue Pizarro.
Il a ajouté qu'on découvrait maintenant " des tombes d'ex combattants qui ont été enterrés pour dissimuler le nombre de pertes au combat".
La Commission Nationale de Réparation prépare maintenant une équipe de médecins, et a l'objectif de "créer une banque génétique qui permettra d'avoir l'ADN des disparus et de leurs parents", a indiqué Pizarro.
Il a spécifié que la majorité des tombes communes attribuées aux paramilitaires se trouvent dans la côte des Caraïbes du nord, tandis que celles de la guérilla seraient dans le sud du pays.
La majorité de ces fosses communes se trouverait dans la zone des Caraïbes où, durant les dernières trois années, on a démobilisé des milliers de paramilitaires qui avaient perpétré des campagnes d'extermination contre leurs adversaires, syndicalistes et présumés sympathisants de la guérilla.