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Le chef partisan avait été capturé par l'armée pendant une opération militaire dans le département forestier du Caquetá, au sud du pays, en 1999.
Un juge l'avait condamné à 9 années de prison pour rébellion, mais les autorités carcérales avaient empêché deux fois auparavant sa libération en l'accusant d'homicide, de trafic de drogues et de terrorisme, ce dont il a été déclaré innocent.
Yesid Arteta déclare qu'il travaillera pour l'échange humanitaire
C'est la promesse qu'il a faite en sortant de prison, après 10 années et 14 jours en détention.
Beaucoup voient en Arteta un moyen d'ouvrir une voie de communication avec le Farc.
Cet homme, avec le chancelier Rodrigo Granda, était un des hommes les plus importants pour la guérilla dans la liste des "échangeables".
Bien qu'Arteta ait évité de révéler s'il a l'intention de quitter la Colombie, la Commission de Conciliation Nationale et plusieurs familiers du chef partisan pensent qu'ils sont prêts à l'aider s'il l'estime nécessaire.
De fait, si son aspiration est d'être une espèce de pont avec la guérilla, les conditions de sécurité pour cette tâche sont plus faciles à l'extérieur.
Le guerrrillero est sorti de prison à 2:40 H. de l'après-midi, quand la direction de l'Inpec a donné le feu vert pour la sortie.
Après 36 heures pendant lesquelles la justice a cherché à mettre des entraves à son élargissement (comme c'était déjà arrivé à deux occasions dans le passé pour empêcher sa sortie), c'est un ordre du Gouvernement qui a finalement permis son retour à la liberté, a déclaré une source bien informée.
Luciendo était vêtu correctement , avec une barbe de trois jours.
Devant la porte, l'attendait, comme durant les dernières cinq années, son avocat Ramiro Orjuela et une voiture blindée que la Commission de Conciliation avait aidé à obtenir.
Orjuela a assuré que la libération d'Yesid Arteta avait été empêchée
sans aucun motif, ce pourquoi il a porté plainte contre le directeur de la prison.
Arteta s'est montré évasif sur des sujets comme l'échange humanitaire et la zone démilitarisée que demandent les Farc pour dialoguer avec le Gouvernement. Toutefois, il a dit qu'il était disposé à prêter ses bons offices pour chercher une issue au conflit. "Il y a une alternative différente", a-t-il indiqué.
Il a ajouté que "la classe dirigeante doit perdre son arrogance pour chercher une issue au conflit armé".
César Maurice Velásquez, membre de la Commission, a indiqué qu'à cause de la position importante d'Arteta dans les Farc, il serait un important interlocuteur politique. "En outre, il est partisan d'une issue négociée au conflit", a-t-il déclaré.
Arteta est arrivé hier soir à Bogota.
FERNANDO UMAÑA MEJÍA
ENVOYÉ SPÉCIAL DU TEMPS
LA DORADE (CALDAS)
Il n'a pas parlé de retourner vers lamontagne
"Je suis resté 10 ans enfermé dans cette prison, et maintenant mon intention est de ratrapper le temps perdu avec ma famille".
Yesid Arteta, chef du Farc, hier en sortant de prison.
'C'est un geste politique du Gouvernement '
Carlos Lozano
Directeur 'de l'Hebdomadaire communiste Vox '
"La libération d'Yesid Arteta est un fait important, surtout parce qu'il avait déjà accompli sa peine et il n'y avait pas d'autre alternative tant pour le Gouvernement que pour le système judiciaire. Cela aidera-t-il ou non à un rapprochement avec le Farc ? ce qui faut voir c'est que c'est un geste de volonté politique et on attend maintenant les propositions de du Gouvernement sur de possibles rapprochements, à l'approche de 20 juillet (fête nationale) et du 7 août ".
César Maurice Velásquez
Membre de la Commission de Conciliation
"La liberation d'Yesid Arteta se transforme un défi pour la réconciliation et pour la Commission; il devient un nouvel interlocuteur possible pour une issue à la guerre. La Commission est disposée à continuer à l'aider d'un point de vue humanitaire s'il (Arteta) veut sortir de Colombie ou s'il veut rester en ouvrant des espaces démocratiques, ou des espaces politiques ".