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La guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxiste) a demandé à l'Union Européenne (UE) de la rayer de la liste des groupes terroristes afin de «parvenir à la paix», rapporte mercredi l'agence de presse ANNCOL (proche de la guérilla).
Dans une lettre envoyée au premier ministre finlandais Matti Vanhanen, président de l'UE, le numéro deux des FARC, Raul Reyes, affirme que «la meilleure manière d'aider dans le processus de paix colombien est de reconnaître les deux parties en conflit».
«Nous mettons l'accent sur l'intérêt de certains pays de l'UE à aider dans la recherche de solutions pour un échange de prisonniers, systématiquement torpillé par le gouvernement d'Alvaro Uribe» (le président colombien), écrit le chef rebelle.
La France, la Suisse et l'Espagne avaient proposé le 13 décembre la création d'une zone démilitarisée sous contrôle international pour négocier un échange mais le président Uribe avait en cours de négociation rendu publique cette initiative. Finalement les FARC avaient repoussé la proposition, estimant qu'une zone démilitarisée de 180 kilomètres carrés serait trop petite.
La décision prise en juin 2002 par les ministres des Affaires étrangères de l'UE d'inclure les FARC sur cette liste des organisations terroristes est qualifiée dans la missive de «lamentable erreur».
«Notre lutte, poursuit Raul Reyes, est contre l'oligarchie colombienne à cause des inégalités sociales, économiques et politiques et se déroule sur le territoire colombien. En dehors de nos frontières, notre unique mission est d'établir des relations diplomatiques avec tous les pays de la planète».
Principale organisation clandestine de Colombie, les FARC, 17 000 hommes, réclament la libération de 500 prisonniers en échange de 59 personnalités militaires et politiques, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, 44 ans, ancienne candidate des Verts à la présidence colombienne, enlevée le 23 février 2002.