La guérilla des Farc revient sur l'échange humanitaire de kidnappés contre des guérilleros emprisonnés et assure que cet accord "finira par s'imposer" parce qu'il est le désir "de l'immense majorité des Colombiens".
Dans un document publié sur le site des rebelles, L'Etat-Major du Bloc Oriental des Farc explique que "malgré les tentatives de séduction et l'offre de diminution de peine pour ceux qui accepteraient de déposer les armes, le Gouvernement finira par se briser" face à "la loyauté de guérilleros comme Simón Trinidad et Sonia, extradés aux Etats-Unis".
Ils ajoutent que se développe actuellement dans le sud du pays une vaste opération militaire "financée et dirigée opérationnellement" par les Etats-Unis, pour "annihiler une partie de la direction des Farc et mettre dehors de combat les Blocs Sud et Oriental", sans que cet objectif ait été atteint.
Ils indiquent que la discipline de ses troupes leur a permis de résister à des épreuves comme la réclusion dans les prisons colombiennes, privés de garanties de procédure légale et dont les avocats qui les défendent sont persécutés.
Ils célèbrent "les 42 années de lutte partisane héroïque sous la direction juste" "du commandant Manuel Marulanda" et disent se sentir fiers de faire partie "de la guérilla la plus ancienne et la plus expérmentée du monde".
Bien que les chiffres varient, la majorité des analystes du conflit colombien s'accordent à dire que les Farc détiennent environ 1.000 personnes, parmi lesquels il y a un groupe de quelque 60 "échangeables" : des militaires, des policiers, des politiciens et trois américains.
L'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, kidnappée en février du 2002 avec la candidate à la vice-présidence Clara Rojas font partie de ce groupe.
Bien que les Farc continuent à proclamer qu'avec le président actuel de Colombie, Álvaro Uribe, réélu en mai passé, il ne voient aucune possibilité de dialogue, ils ne négligent pas le sujet de l'échange humanitaire.