|
||||||
l'Église Catholique a exhorté vendredi le président Alvaro Uribe à ne pas attendre plus de deux mois à partir du 7 août, quand il entamera son second mandat, pour conclure un accord humanitaire avec les FARC, permettant ainsi le retour à la liberté de douzaines de kidnappés en pouvoir des rebelles.
Le président de l'Episcopat, l'évêque Luis Augusto Castro, a affirmé dans une conférence de presse qu'un accord humanitaire pourrait être conclu grâce au fait que "la Communauté internationale travaille positivement et qu'il y a une bonne volonté chez toutes les parties".
"Nous devons lancer des signes positifs pour que cela se fasse dès que possible", a-t-il ajouté.
Comme celui de Mgr Castro, le langage utilisé par Uribe laisse entrevoir des espoirs sur la signature d'un accord qui permettrait la libération de quelque 60 otages des Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC) en échange de quelques centaines de guérilleros emprisonnés.
Parmi les captifs du groupe rebelle se trouvent l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, des politiciens, des militaires, des policiers et trois Américains qui travaillaient comme contractants dans le Plan Colombie, un plan des USA pour "combattre le trafic de drogue".
L'évêque a jugé qu'Uribe avait été prudent au moment de faire des déclarations et que cela pourrait "favoriser la voie vers une rencontre et par conséquent, vers une solution politique de notre conflit".
Le prélat a aussi souligné sa préoccupation pour la réintroduction de plus de 36.000 paramilitaires, qui sont censés avoir déposé les armes dans un processus de paix promu par le gouvernement d'Uribe.
"Beaucoup de ces Colombiens qui ont été démobilisés, au lieu de prendre le chemin de la paix, s'organisent simplement en bandes de délinquants et créent un grave problème ", a-t-il indiqué.
Castro a ajouté que le principal intérêt de l'Église était que les personnes qui sont démobilisées "se transforment en personnes positives".
La conférence épiscopale a clôturé vendredi sa réunion annuelle au cours de laquelle elle passe en examen les matières sociales, politiques et juridiques qui affectent le pays.