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"La rencontre qui vient d'avoir lieu est une preuve de plus de l'intérêt et de l'engagement du gouvernement français pour trouver une solution au drame des séquestrés", a indiqué Fabiola Perdomo, l'épouse du député Juan Carlos Narváez.
La France est devenue le nouvel espoir pour les parents des kidnappés en pouvoir des Farc, après qu'on ait révélé la réunion où un émissaire de ce pays avait rencontré Raul Reyes, le porte-parole de cette guérilla, pour promouvoir l'échange humanitaire.
Hier, les familles des douze députés de la Vallée du Cauca qui sont toujours détenus par les Farc ont manifesté leur optimisme et elles ont déclaré qu'elles attendaient des actions concrètes pour que les prisonniers puissent rentrer à la maison. “ Le meeting secret a été une preuve de plus de l'intérêt et de l'engagement de la France pour trouver une solution au drame des kidnappés”, a indiqué Fabiola Perdomo, l'épouse de Juan Carlos Narváez, un des douze députés.
C'est le même optimisme dont a fait preuve Diego Quintero, le frère d'Alberto Quintero, membre de l'Assemblée, quand il a déclaré que “ tout ce qui favorise l'échange humanitaire est bienvenu et les actions de la France nous font garder espoir ”.
Jhon Jairo Hoyos, fils du député Jairo Hoyos, a déclaré que “ il faut profiter de l'intérêt du gouvernement français pour promouvoir l'accord et démontrer qu'il est possible de faire quelque chose pour libérer les détenus”.
Entre-temps, la mère de l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio, a déclaré: “ j'espère, je suis un peu plus optimiste, parce que je vois l'engagement total de la France pour la libération de ma fille et de tous les kidnappés politiques ”.
Mercredi passé, le ministre de l'Intérieur et de la Justice, Sabas Pretelt, a confirmé qu'un émissaire envoyé par le président de la France, Jacques Chirac, avait effectivement rencontré récemment Raul Reyes dans les forêts du sud du pays, pour faire avancer l'accord.
D'après ce que l'on sait, ‘ Reyes’ a proposé un premier échange qui inclurait des guérilleros malades, tandis que l'envoyé avait, lui, demandé “ des gestes de bonne volonté ”. Effectivement, les Farc ont libéré le week-end suivant un militaire qui avait été fait prisonnier dans l'attaque des Farc contre la base militaire de Teteyé, dans le Putumayo.
Marleny Orjuela, porte-parole des familles d'un groupe de militaires et de policiers détenus par la guérilla — certains depuis plus de huit ans — a indiqué que “ tout ce qui favorise l'échange humanitaire est bienvenu, peu importe le pays ou la personne qui en est l'auteur”.
Cependant, les parents des kidnappés ont laissé entrevoir leurs doutes sur les possibilités de succès de la France.
Yolanda Pulecio a rappelé que tout dépendait en fait du président Álvaro Uribe — qui a cautionné la rencontre entre l'émissaire français et « Reyes" — et qu'il ne fallait pas que “ des considérations politiques prennent le pas sur les exigences humanitaires. Elle souhaite qu'il en soit ainsi, parce que l'immobilisme du Gouvernement dans ce domaine est désespérante.
Perdomo, pour sa part, a ajouté : “ nous espérons que ce n'est pas simplement une réunion de plus, mais que maintenant cela avance, et que se présentent d'autres possibilités de rencontre ”.
Entre-temps, Orjuela a estimé que l'accord “ ne sera possible que si Uribe et les Farc montrent une réelle volonté politique. En réalité, j'ai peur que l'accord ne soit encore loin. J'ai peur que ce ne soit toujours la même chose, des péripéties sans lendemain. Ce que nous demandons c'est qu'on fasse cet échange avant que nos parents ne soient décomposés dans la forêt ”.
Des leaders politiques comme les sénateurs Germán Vargas Lleras et Carlos Holguín Sardi se sont aussi déclarés sceptiques, en faisant valoir que le Gouvernement et la guérilla n'avaient rien cédé dans leurs exigences.