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La discrétion est de mise dans l'affaire de la franco-colombienne Ingrid Betancourt, otage en Colombie depuis février 2002, car "il y va de l'efficacité de nos actions", a déclaré jeudi le ministère français des Affaires étrangères.Le ministre colombien de l'Intérieur, Sabas Pretelt, a confirmé mercredi, sans donner de précisions, qu'un émissaire français avait récemment rencontré Raul Reyes, numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) qui détiennent Ingrid Betancourt, pour évoquer un échange d'otages contre des guérilleros détenus.
Selon le quotidien colombien El Tiempo, Raul Reyes aurait fait part à l'émissaire français de "l'intérêt des FARC pour un échange de guérilleros malades enfermés dans les prisons colombiennes".
"Nous ne faisons pas de commentaire sur cette affaire", a déclaré jeudi à la presse la porte-parole adjointe du ministère des Affaires étrangères, Cécile Pozzo di Borgo. "Depuis l'enlèvement d'Ingrid Betancourt, les autorités françaises se sont mobilisées et continuent de l'être totalement en vue de sa libération", a-t-elle souligné.
"Mais, comme pour toutes les affaires d'otages, la discrétion est de mise, il y va de l'efficacité de nos actions", a dit la porte-parole adjointe du Quai d'Orsay.Selon le quotidien colombien El Tiempo, Raul Reyes aurait fait part à l'émissaire français de "l'intérêt des FARC pour un échange de guérilleros malades enfermés dans les prisons colombiennes".
El Tiempo affirme également que le président colombien Alvaro Uribe aurait "autorisé cette rencontre secrète".La venue d'un fonctionnaire français avait également été évoquée par le chef guérillero dans le cadre d'un entretien début juillet avec le correspondant de l'AFP.
Ingrid Betancourt, 42 ans, est otage des FARC, principale guérilla du pays andin avec 17.000 hommes, depuis le 23 février 2002.
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