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C'est ce que déclare Miguel Angel González, l'avocat de celui qu'on avait appellé le « chancelier » de cette organisation, Rodrigo Granda.
« Monsieur Rodrigo Granda m'a informé qu'au mois d'avril il a reçu la visite de deux fonctionnaires du FBI » dans la prison de haute sécurité de Cómbita (Boyacá), a indiqué González à la chaîne "Noticias Uno", dans une déclarations diffusée ce lundi.
Selon l'avocat, la réunion aurait duré quelque quatre heures et a été avalisée par les gouvernements des Etats-Unis et de Colombie.
« Il avait l'autorisation du plus haut niveau du gouvernement colombien et de l'administration américaine », a-t-il indiqué.
González a déclaré que les agents fédéraux auraient conversé avec Granda des conditions posées par les Farc pour libérer les trois Américains kidnappés le 13 février 2003, et qu'ils lui avaient demandé de participer à un dialogue direct entre Washington et le quartier général de la guérilla.
Ils voulaient savoir « quelles sont les exigences des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (Farc) concernant les trois américains que ce groupe retient en otage», a-t-il affirmé.
Ils auraient aussi fait « une offre à Rodrigo Granda pour qu'il serve d'intermédiaire pour une conversation ou un début de conversations directes entre le gouvernement américain et les Farc », a ajouté l'avocat, sans donner davantage de précisions.
Le Farc assurent que les Américains détenus sont des membres de la CIA, ce qui nie Washington, qui soutient que sont des contractants du Plan Colombie contre le trafic de drogue.