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Quel est le lien entre les FARC et la famille qui gardait Emmanuel?

10/01/2008 - CyberPresse, El Tiempo

Les yeux de celui qui serait Emmanuel Rojas, une image publiée par le magazine Revista Semana (Photo AFP)

Les autorités colombiennes ont ouvert une enquête afin de savoir si l'homme qui a recueilli dans sa famille Emmanuel, l'enfant de l'otage Clara Rojas, était membre des Farc, annonce mercredi le quotidien El Tiempo.

Le bureau du procureur a également l'intention de faire subir des tests ADN aux cinq autres enfants de José Crisanto afin de déterminer si ce dernier est bien leur père ou si ce sont des enfants dont la guérilla lui a confié la garde, selon la même source.

Dans un premier temps, Crisanto avait déclaré aux autorités, avant de se rétracter, être le grand oncle puis le père d'Emmanuel, né d'une relation consentie entre Mme Rojas et un guérillero.

José Crisanto, qui a été placé sous la protection de l'État, est à l'origine de l'échec de la libération de 3 otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

L'enfant, en mauvaise santé, dont les Farc lui avaient confié la garde en janvier 2005 à l'âge de trois mois, avait été interné, sans que les chefs de la guérilla ne soient informés, dans un centre médical de l'Assistance publique.

Par la suite l'institution avait refusé au paysan de lui restituer le garçonnet. Et ces derniers temps, les responsables de la guérilla avaient multiplié les menaces contre Crisanto pour récupérer Emmanuel.

Les Farc avaient promis le 18 décembre de libérer Mme Rojas et son fils, ainsi que l'ancienne parlementaire Consuelo Gonzalez, afin de les remettre au président vénézuélien Hugo Chavez.

Mais l'opération a échoué et le président colombien Alvaro Uribe avait affirmé qu'une des raisons était que les Farc ne détenaient plus Emmanuel.

Des tests comparant l'ADN du petit garçon «avec celui de la famille de Mme Clara Gonzalez», la mère de Clara Rojas, ont montré «une compatibilité absolue» de l'ADN, selon le parquet général de Colombie.

Après l'annonce de ce résultat, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont reconnu que l'enfant recueilli était bien le fils né en captivité de Clara Rojas, capturée par la guérilla en février 2002 avec l'ancienne candidate à la présidence, la Franco-colombienne Ingrid Betancourt.

L'enfant doit être remis prochainement à sa vraie famille, a-t-on appris auprès du ministère colombien de la protection sociale.


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