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La France compte sur Chavez - qui espère un signal des Farc

06/01/2008 - 7 sur 7, Europe 1, AFP

La France compte sur " l'influence " du président vénézuélien Hugo Chavez sur les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), c'est ce qu'a indiqué ce dimanche Rama Yade lors du Grand Rendez-vous Europe 1/TV5Monde/Le Parisien. La secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères a dit espérer que l'opération de libération de trois otages des Farc "reprendra le plus vite possible".

"L'opération a été retardée mais la pression est maintenue et nous espérons que le plus vite possible elle reprendra", a-t-elle dit lors du "Grand Rendez-Vous".

Le président du Venezuela Hugo Chavez a, pour sa part, déclaré ce dimanche espérer un signal de la guérilla pour la libération promise de deux de leurs otages, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez de Perdomo.

Chavez attend unsignal des Farc

"Nous espérons encore un signal pour accueillir ou aider à la libération de ces deux femmes et de tous les prisonniers", a annoncé le président vénézuélien dans son programme radio-télévisé "Allô, Président". La guérilla des Farc s'est engagée à relâcher Clara Rojas, assistante de la candidate à la présidentielle Ingrid Betancourt, son fils Emmanuel, né en captivité et âgé de 3 ans et demi, et l'ancienne parlementaire Consuelo Gonzalez de Perdomo. Mais la guérilla n'a pas tenu son engagement.

La libération, annoncée initialement pour les fêtes de Noël, a été reportée à plusieurs reprises, avant d'être définitivement annulée lundi dernier. Les Farc ont affirmé avoir été bloquées par des opérations menées par l'armée colombienne dans la région où les otages devaient être remis à la Croix-Rouge et à une mission d'observateurs internationaux, accusation démentie par les autorités colombiennes. Les Farc ont ensuite été contraintes de reconnaître que l'enfant de Clara Rojas n'était plus entre leurs mains, mais avait été confié à un hôpital en Colombie en 2005, puis recueilli par une institution humanitaire.

"Au-delà de toute diatribe politique, l'important c'est qu'Emmanuel soit libre", a commenté dimanche Hugo Chavez, qui s'est investi dans une médiation pour obtenir la libération des otages. Les Farc se disent prêts à relâcher 45 de leurs otages, dont Ingrid Betancourt et trois Américains, contre la libération de 500 de leurs militants emprisonnés.


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