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Cette nouvelle tentative pour libérer les otages des Farc a été la bonne. Selon Hugo Chavez, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez sont libres. Une information confirmée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Selon le quotidien colombien «El Tiempo», les deux helicoptères affrétés pour l'occasion volent actuellement vers le Venezuela et les deux ex-otages sont en bonne santé. Le président vénézuélien leur aurait parlé au téléphone.
La famille et les comités de soutien se réjouissent
«Nous nous réjouissons de tout cœur de la libération de Clara et de Consuelo, ont déclaré dans un communiqué la mère et la sœur d'Ingrid Betancourt, toujours otage des Farc. Nous leurs transmettons notre affection et nos vœux afin qu’elles se récupèrent très vite auprès de leurs familles de toutes les séquelles occasionnées par cette terrible captivité», ont affirmé Yolanda et Astrid Betancourt, encourageant la guerilla marxiste à «persévérer dans la voie des libérations humanitaires».
La Fédération internationale des comités de soutien à Ingrid Betancourt (Ficib) a également fait part de sa joie dans un communiqué. «Nous partageons le bonheur des familles de Clara et de Consuelo, et nous leur souhaitons à présent de retrouver très vite une vie aussi heureuse que possible. (...) Cette première libération, après presque six ans de combat, est à la fois pour nous une grande satisfaction, et une motivation renouvelée pour redoubler nos efforts, afin que soient libérées au plus vite toutes les autres personnes qui sont encore, comme Ingrid Betancourt, privées de liberté.»
Plus tôt ce jeudi, le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos avait fait savoir que la guérilla colombienne disposait d'une heure, à partir de l'atterrissage des hélicoptères, pour remettre Clara Rojas et Consuelo Gonzalez. «Si au bout d'une heure (les guérilleros) ne sont pas apparus, l'opération est annulée», avait déclaré le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos.
Deux hélicoptères
Il a précisé que ces conditions s'inscrivaient dans le cadre de l'accord conclu avec Caracas. Le ministre a indiqué que la libération devait s'effectuer dans une zone sauvage comprise entre les localités de San José del Guaviare et d'El Retorno (400 km au sud-est de Bogota).
Ce jeudi matin, deux hélicoptères vénézuéliens étaient partis pour la Colombie pour l'aéroport de San José de Guaviare (sud-est de la Colombie).
«Les appareils sont partis pour la Colombie et l'opération est en cours», avait déclaré Irma Alvarez, porte-parole du CICR au Venezuela, sur la télévision publique, sans donner de précisions sur le type et le nombre d'appareils impliqués ou leur lieu de départ.
Mercredi, le président vénézuélien, Hugo Chavez, affirmait détenir les coordonnées du lieu où récupérer les deux femmes.