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Nicolas Sarkozy va rencontrer le président colombien Alvaro Uribe lundi matin juste avant le Forum économique mondial de Davos, confirme dans un communiqué le porte-parole de l'Elysée David Martinon.
L'entretien, qui avait déjà été annoncé par la présidence colombienne et la Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt (FICIB), fait suite à la libération le 10 janvier par la guérilla marxiste des FARC de la sénatrice Consuelo Gonzalez et de Clara Rojas, ex-directrice de campagne de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt. Cette dernière est détenue depuis février 2002.
Cette double libération permise par la médiation du président vénézuélien Hugo Chavez, refusée initialement puis acceptée par Alvaro Uribe à la demande notamment de l'Elysée, a relancé les espoirs de la famille Betancourt.
Juste avant son départ pour l'Europe, le président colombien a fait un geste en rétablissant la médiation de la France, de l'Espagne et de la Suisse en vue d'obtenir la libération des 44 otages "politiques" des FARC, dont Ingrid Betancourt.
Alvaro Uribe entend cependant réitérer qu'à ses yeux, les FARC constituent une organisation terroriste et qu'il refuse leur revendication principale de création d'une zone démilitarisée de 780 km2, près de Cali.
Alvaro Uribe accepte en revanche la proposition du trio France-Suisse-Espagne de démilitariser une zone plus réduite de 150 km2 où aucun homme en armes ne serait autorisé à rentrer et où des observateurs internationaux seraient déployés.
La FICIB demande à Nicolas Sarkozy de déclarer que la France s'oppose à une opération militaire qui mette en danger les otages, de restaurer une médiation internationale et de favoriser le rôle d'intermédiaire d'Hugo Chavez et de la sénatrice colombienne d'extrême-gauche Piedad Cordoba.
Depuis son élection, Nicolas Sarkozy, qui a promis de faire libérer Ingrid Betancourt, a demandé à Alvaro Uribe de faire certains gestes en direction des Farc, mouvement marxiste créé dans les années 60, financé actuellement par le trafic de drogue et qui détient au total environ 3.000 otages, dont plusieurs Américains.
Le président français a notamment demandé et obtenu la libération par Bogota en juin dernier de Ricardo Granda, qui passe pour le diplomate des Farc. Ce geste consenti par Alvaro Uribe semble n'avoir rien donné, Ricardo Granda réitérant ensuite la revendication d'une zone démilitarisée.