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Les autorités colombiennes ont ordonné à l'armée d'encercler les camps où les rebelles des FARC retiennent en otage des centaines de personnes. Cela en dépit des inquiétudes que suscite cette opération pour la vie des otages.
Une fois que l'armée aura repéré ces camps et les aura encerclés en établissant un périmètre de sécurité, une commission internationale sera chargée de négocier avec la guérilla merxiste pour obtenir la libération des otages, a déclaré samedi le président Alvaro Uribe.
"L'ordre est de localiser les lieux où les otages sont retenus, de les encercler, et lorsqu'ils seront encerclés, de faire appel à la communauté internationale pour établir une procédure humnaitaire afin de libérer tous les otages", a déclaré M. Uribe lors d'une apparition publique.
Les détracteurs de ce projet soulignent que les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) pourraient exécuter des otages, notamment la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois ressortissants américains si les militaires s'approchent trop près de leurs camps. "Cela implique un vrai risque", a déclaré Carlos Gaviria, dirigeant du Pôle démocratique, dans l'opposition.
L'année dernière, onze parlementaires colombiens détenus par les FARC avaient été éxécutés lorsque le camp ou ils étaient détenus avait été attaqué par ce que les rebelles ont appelé une force militaire non identifiée. D'autres otages ont été tués par la guérilla marxiste alors que des soldats s'étaient rapprochés de leurs position.
La mère de Betancourt accuse Uribe
Yolanda Pulecio, mère de l'otage franco-colombienne détenue par la guérilla des Farc Ingrid Betancourt, a accusé ce soir le président colombien Alvaro Uribe de mettre en danger la vie des otages en ayant ordonné à l'armée d'encercler les zones où ils se trouvent.
"Ces propos montrent qu'Uribe se moque de la vie des otages, qu'il n'a pas de scrupules à mettre en danger la vie de toutes les personnes détenues", a déclaré à l'AFP Mme Pulecio.
Elle a souligné craindre un épisode similaire à la mort en juin dernier de 11 anciens députés otages des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Selon la guérilla, ils ont été tués dans une attaque déclenchée par un groupe militaire non identifié alors que le gouvernement affirme qu'ils ont été exécutés par les rebelles.