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A Paris, un groupe se présentant comme "le collectif Ingrid Betancourt" a lancé un manifeste en faveur de sa libération qui sera soumis à tous les candidats à l'élection présidentielle.
Il y aura bientôt cinq ans qu'Ingrid Betancourt et Clara Rojas sont retenues en otages en Colombie. A l'approche de cette date très symbolique, le collectif Ingrind Betancourt lance aujourd'hui un manifeste qu'il s'apprête à soumettre à tous les candidats à la présidentielle, à la façon de ce qui a été réalisé par Nicolas Hulot.
Objectif, selon Mélanie Betancourt, la fille d'Ingrid : "Que les candidats s'engagent à faire libérer ma mère. Nous voulons des actions! Leur faire signer le manifeste, c'est obtenir des garanties." Le collectif va donc engager une série de rencontres avec les candidats en vue d'obtenir leur signature.
Selon le collectif, "à un mois de 5 ans de prise d’otage d’Ingrid, il est nécessaire que les candidat-e-s prouvent à la famille d’Ingrid comme aux nombreux-ses Français-e-s qui la soutiennent, que leur engagement à obtenir sa libération relèvera du concret et de l’action, non pas de la compassion, qu’ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour qu’elle ne vive pas un deuxième quinquennat en tant qu’otage".
Le Manifeste s’articule en 7 points et propose entre autres "la création d’un Observatoire International de la prise d’otage sous l’égide de l’ONU pour travailler à la libération des otages dans le monde". Les auteurs envisagent, dans un document annexe, "la possibilité de rompre les relations diplomatiques avec Bogota ou de provoquer une réunion de crise avec les USA sur le cas d'Ingrid". Selon ses auteurs : "ce sont autant d’actions à mener, mais le manifeste n’est pas une finalité : nous proposons aux candidats une base mais c’est à la hauteur de leurs propositions concrètes que nous pourrons évaluer leur engagement personnel. Nous espérons de leur part de l’audace, du courage et une volonté de fer, dans les innovations qu’ils proposent pour apporter une solution."
Astrid Betancourt a précisé mercredi à la rédaction de nouvelobs.com qu'elle n'était pas membre du collectif de soutien, pas plus que sa mère Yolanda, et que toutes deux ne s'associaient pas au manifeste lancé par Mélanie Betancourt, car elles considèrent que les autorités françaises font de leur mieux.