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Le ministre de Défense clarifie qu'en ce moment aucune opération militaire de sauvetage n'est prévue pour Ingrid Betancourt

17/01/2007 - Terra, W Radio

Le ministre de la défense Juan Manuel Santos a insisté sur le fait que le Gouvernement ne peut pas promettre de tenir compte dans la totalité des cas de la volonté des familles, mais il a clarifié aujourd'hui qu'en ce moment, le Gouvernement ne prévoit pas de libérer Ingrid Betancourt par le biais d'une opération militaire. Il a assuré qu'une telle opération n'était pas la seule option qu'il envisageait pour obtenir la liberté de l'ex candidate présidentielle.

Les autorités colombiennes avait informé hier qu'Ingrid Betancourt était 'vivante et en bonne santé ', en ajoutant qu'il existait une possibilité de mettre en marche une opération militaire de sauvetage, en dépit du refus de ses proches qui considèrent qu'une telle opération mettrait en danger la vie de l'ex sénatrice qui va terniner ce 23 février sa cinquième année comme otage des Farc.

"Malgré beaucoup de peine pour mon amie Ingrid ainsi que pour sa très respectable mère et tout le respect que j'ai pour le gouvernement français, le traitement d'Ingrid Betancourt sera le même que pour tout soldat ou policier retenu en otage", avait déclaré le ministre à un journal local.

Ces déclarations avaient été rejetées par Yolanda Pulecio, qui avait qualifié de 'stupides ' les déclarations du ministre de la Défense.

Aujourdhui, le ministre Santos a clarifié ses déclarations et a déclaré que, bien qu'il ne rejette pas le recours à une opération militaire pour libérer Ingrid, le Gouvernement colombien ne prévoyait pas aujourd'hui de passer à l'action et qu'il étudiait également d'autres possibilités de libérer Ingrid Betancourt.

Il a indiqué que durant les dernières deux années on avait libéré 441 kidnappés dans 333 opérations militaires, et que pour 305 d'entre elles il n'avait pas été nécessaire d'utiliser la force. Il a affirmé qu'avec Ingrid Betancourt on pouvait appliquer la même procédure sans mettre en risque sa vie.

L'ex candidat appartient au groupe des 58 politiciens, soldats et policiers en captivité qui pourraient être échangés contre quelque 500 membres du FARC qui sont détenus en Colombie, dans le cadre d'un accord humanitaire àque pourraient conclure le Gouvernement et la guérilla.


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