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Yolanda Pulecio, la maman d'Ingrid Betancourt, rappelle sa préoccupation face au kidnapping de sa fille et déclare qu'elle est atterrée de ce que le sujet de l'échange humanitaire soit maintenant au point mort.
Elle met fortement en question les déclarations faites dimanche par le nouveau Ministre de la Défense Juan Manuel Santos. "Cela me blesse d'entendre le ministre déclarer que dans ce pays, il y aurait des kidnappés de première et de seconde classe, et qu'il n'allait rien faire de particulier pour Ingrid. Je n'ai jamais rien demandé de semblable; la seule chose que j'ai déclarée est que je m'opposais à un sauvetage militaire".
Madame Pulecio a indiqué que depuis l'année passée, elle avait demandé plusieurs fois un rendez-vous au président de la République, mais "j'attends toujours une réponse". La mère d'Ingrid Betancourt a spécifié que ce mercredi, elle rencontrera les parents des autres kidnappés.
"Cette situation est très angoissante pour nous... Nous avons appris que la guérilla avait intensifié les mesures de surveillance des kidnappés et qu'ils les faisaient changer de lieu de détention; cette situation et les circonstances présentes sont très angoissantes. Ce que nous demandons avec insistance, c'est que l'on recherche un moyen de conclure un accord humanitaire ".
Yolanda Pulecio a rappelé au journaliste de La F.M. qu'il y a quelques, mois le président de France, Jacques Chirac, avait appelé le président Álvaro Uribe pour lui demander avec insistance de ne pas monter d'opération militaire qui mettrait en danger la vie des kidnappés.
Elle a qualifié de "irrespectueuses" les déclarations de Juan Manuel Santos... "J'en suis très peinée, alors que par le passé, lorsqu'on a obtenu la libération de Francisco Santos (l'actuel vice-président) on n'a considéré qu'une solution négociée et aucune opération militaire, parce qu'il s'agissait de le retrouver vivant".