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Les membres de la Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt (FICIB), réclament un "accord humanitaire" entre le gouvernement de Bogota et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) pour obtenir la libération de la responsable politique colombienne et des autres séquestrés.
Cette association a demandé ce samedi aux Farc et au Gouvernement colombien de reprendre les négotiations pour sa libération et celle des autres kidnappés.
A travers un communiqué, les membres de la FICIB ont incité les FARC et le gouvernement colombien à "retourner à la table de négociations", à l'occasion des 1.800 jours de détention qui seront accomplis ce dimanche par Ingrid Betancourt et Clara Rojas, capturée avec elle alors qu'elle était candidate pour le poste de vice-présidente.
La fédération demande dans son texte que les deux dirigeantes politiques et le reste des personnes détenues soient libérées au moyen d'un "accord humanitaire".
Avec ce nouvel appel au gouvernement, la FICIB a réitéré son opposition aux opérations militaires de sauvetage qui sont considérées par Bogota comme une alternative pour libérer les personnes qui sont en pouvoir des FARC.
Le gouvernement de Colombie a indiqué au début de ce mois que les opérations militaires de sauvetage ne sont pas la seule alternative qu'il considère pour la libération des kidnappés, après la polémique créée par cette option, qui est rejetée par beaucoup de parents d'otages vu le risque qu'elle fait courir aux otages.
Plusieurs dizaines de parents des séquestrés des Farc rejettent les opérations militaires après avoir considéré que ce type d'action met gravement en danger l'intégrité physique des citoyens détenus par le groupe insurgé.