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Le Vénézuéla est disposé à tout faire pour la paix en Colombie et pour alléger la souffrance des kidnappés

24/01/2006 - Las voces del secuestro, FT

Ce sont les commentaires du gouvernement de Hugo Chávez, après la demande d'asile politique faite par certains des 12 députés en pouvoir des Farc. L'ambassadeur vénézuélien Carlos Rodolfo Santiago a affirmé hier que son pays faciliterait toute action pour la libération des députés kidnappés qui ont demandé asile au Vénézuéla dans une vidéo envoyée depuis leur lieu de captivité.

Carlos Rodolfo Santiago a clarifié qu'il n'avait eu aucun contact avec les Farc qui ont kidnappé les députés le 11 avril 2002. Le diplomate a déclaré que toute initiative devrait avoir l'approbation du gouvernement d'Álvaro Uribe.

"Le Vénézuéla est disposé à tout faire pour la paix en Colombie et pour alléger la souffrance des kidnappés et leurs familles", a dit Santiago, dans une conversation dans sa résidence avec l'agence AP .

Samedi passé les media avaient reçu une preuve de survie des 12 députés. Dans une vidéo, trois d'entre eux demandent qu'on fasse enfin quelque chose pour leur libération, puisque le gouvernement avait maintenant accepté le principe d'une démilitarisation temporaire du lieu de négociation, ou alors que les colombiens s'expriment par vote pour l'échange humanitaire au cours des élections qui viennent . Si ce n'était pas possible, ils demandent alors de recevoir l'asile au Vénézuéla.

Uribe a affirmé depuis la Bolivie où il se trouvait ce week-end que l'essentiel était la liberté des kidnappés et que le Gouvernement ne s'opposait pas à une initiative qui mettrait fin à une séquestration de presque quatre années.

Le président vénézuélien Hugo Chávez a lui aussi déclaré que son pays ferait ce que le gouvernement colombien lui demanderait, et son ambassadeur à Bogota a ajouté qu'ils attendaient une demande formelle de la chancellerie colombienne pour collaborer.

Les Farc ont diffusé les vidéos avec les preuves de survie des kidnappés, ce qui laisse supposer qu'ils ne voient pas d'un mauvais oeil la proposition.

Pour l'analyste Roman Ortiz, la proposition n'est pas viable et il y a derrière tout cela une intention claire de délégitimiser l'État colombien. "C'est une tentative des Farc de se positionner dans une position symétrique avec l'État. Si le gouvernement colombien exigeait, pour signer l'accord humanitaire, que les guérilleros libérés dans un échange hypothétique ne restent pas en Colombie, cette nouvelle proposition permettrait de demander l'équivalent pour les députés libérés", a dit Ortiz.

Toutefois, l'ex ministre Álvaro Leyva, candidat présidentiel pour les élections de mai et qui a eu des contacts avec les Farc, affirme que c'est la guérilla qui demande un échange humanitaire pour libérer ses prisonniers, et que cette demande d'asile est quelque chose de nouveau.

Les députés qui ont fait la proposition ont demandé que Leyva soit l'intermédiaire qui travaille pour leur libération, et l'ex ministre a rencontré leurs parents pour connaître les détails de cette demande.


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