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Le gouvernement colombien accuse les Farc de jouer politiquement avec les 63 otages qu'ils détiennent.

09/01/2006 - La Prensa (Panama), Reuters

Le gouvernement colombien a accusé dimanche les Farc de jouer politiquement avec les 63 otages qu'ils détiennent, et de rejeter un accord avec le gouvernement du président Álvaro Uribe pour inciter les électeurs, en pleine campagne politique, à voter pour d'autres candidats.

Il s'agit de la récrimination la plus récente faite par Luis Carlos Restrepo, Haut Commissaire pour la paix, contre les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), guérilla dont il avait récemment accepté le principe de rencontrer les représentants.

"Ceux qui prétendent mélanger l'accord humanitaire et les élections, ce sont les FARC, en cherchant à ce que le gouvernement paye un coût politique pour la captivité des kidnappés", a dit Restrepo dans une déclaration publiée sur son site internet http://www.altocomisionadoparalapaz.gov.co/ .

"Obsédés comme ils le sont à discréditer le président Uribe, ils disent maintenant qu'avec lui il ne peut pas y avoir d'accord, ce qui est comme une façon d'inciter les électeurs à voter pour d'autres candidats", a-t-il ajouté.

Uribe, un avocat de 53 ans qui a fait de la sécurité et de la lutte contre la guérilla ses principaux objectifs de gouvernement, cherche à se faire réélire en mai prochain, après avoir fait modifier en 2005 la Constitution par la Cour Constitutionnelle pour le permettre.

Pastrana - Marulanda 1999En 1998, les FARC avaient joué un rôle décisif dans l'élection comme président de Andres Pastrana, quand ils ont dit qu'avec celui qui était alors candidat il était possible d'arriver à un accord de paix, accord qui ne s'est d'ailleurs pas réalisé après trois années de "dialogue".

La semaine passée les FARC avaient accusé Uribe - qui est considéré comme favori pour gagner l'élection présidentielle - d'avoir torpillé une proposition faite par l'Espagne, la France et la Suisse pour créer dans une zone de 180 kilomètres carrés, un endroit permettant de négocier l'accord humanitaire.


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