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Sur une cassette vidéo transmise à une télévision colombienne et diffusée samedi, un des otages, Nacianceno Orozco,parlant au nom de ce groupe de députés enlevés par la guérilla en avril 2002 à Cali (sud-ouest), a déclaré qu'il adressait la demande d'asile à M. Chavez étant donné "l'indifférence du gouvernement (colombien) et des FARC" face à la possibilité d'un accord sur leur libération.
Dans une déclaration à la radio privée RCN, le président colombien a souligné qu'il ne voyait "pas d'objections" à ce que les députés prisonniers des FARC obtiennent l'asile au Venezuela. "Ce qui est fondamental pour le gouvernement est que ces compatriotes retrouvent le plus vite possible la liberté", a-t-il ajouté.
Les FARC réclament la libération de 500 guérilleros détenus en échange de 59 otages, des personnalités militaires et politiques dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, 44 ans, l'ancienne candidate des Verts à la présidence colombienne, enlevée le 23 février 2002.
L'enregistrement, diffusé samedi par la chaîne colombienne privée Caracol, qui comporte des témoignages des 12 otages, constitue le premier indice depuis octobre 2004 que ces députés sont toujours en vie.
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depuis la La Paz, où il assiste aujourd'hui à l'investiture d'Evo Morales comme président de Bolivie, le président Uribe a déclaré que "le Gouvernement accepte qu'ils aillent de la manière dont ils le désirent dans la République soeur Bolivarienne du Vénézuéla "
La demande d'asile au gouvernement vénézuélien de Hugo Chávez, sera gérée l'ex par ministre colombien Alvaro Leyva Duran, qui espère donner plus d'informations mercredi prochain, quand il présentera sa candidature officielle à la Présidence de la République.
Uribe a ajouté "si la condition est l'asile politique, le Gouvernement (colombien) n'objectera pas, et nous sommes sûrs que le président (Hugo) Chávez, acceptera''.
La demande d'asile a été formulée samedi, via une vidéo transmise à Canal Caracol de Cali, une ville du sud-ouest où s'est produit le kidnapping des politiciens.
Cette vidéo, qui dure presque une heure, a été enregistrée, apparemment, en décembre de l'année passée, parce que plusieurs kidnappés envoient des messages de Noël à leurs parents.
Ce document audio-visuel constitue, en outre, une preuve de survie des politiciens, dont les proches n'avaient plus reçu de nouvelles depuis octobre 2004.
Dans la vidéo, le député Juan Carlos Narváez, kidnappé comme ses collègues politiciens en avril 2002, déclare qu'il "implore le peuple et le Gouvernement du Vénézuéla de lui accorder l'asile politique pour recouvrer la liberté, en demandant aux FARC de ne pas empêcher cette demande et de les remettre au gouvernement du Vénézuela, vu le désintérêt de l'État colombien pour sa situation ".
La vidéo le montre lisant la proposition, que soutiennent d'autres ex députés kidnappés comme Nacianceno Orozco, Carlos Charry, Alberto Quintero, Carlos Alberto Barragán et Edison Pérez.
À son tour, et en approuvant la proposition, le député Nacianceno Orozco assure que l'initiative d'aller au Vénézuéla répond "à l'indifférence du Gouvernement national et des FARC pour arriver à un accord pour sa libération".
Sigifredo López, un autre ex député kidnappés, déclare: 'Monsieur le Président, signez l'accord humanitaire. Ne le faites pas pour les FARC, mais pour les victimes de ce kidnapping qui n'en finit pas'.
À son tour, Edison Pérez dénonce devant "l'opinion publique, nationale et internationale, que dans les forêts colombiennes cela fait de nombreuses années que les prisonniers ont perdu la liberté, dans la condition infâme d'otages, sans entrevoir aucune solution, parce que ni le Gouvernement, et ni les FARC n'ont la volonté de concrétiser un accord '.
Fabiola Perdomo, porte-parole des familles de kidnappés et épouse de Juan Carlos Narváez, a affirmé que les familles feront tout leur possible pour obtenir la libération de leurs proches, parce que la proposition de demander l'asile politique est intéressante.
L'Église catholique, par le biais du secrétaire général de la Conférence Épiscopale colombienne, monseñor Fabian Marulanda, a demandé aux FARC de libérer immédiatement tous les kidnappés qu'elle a en son pouvoir, "et d'aller beaucoup plus loin que d'envoyer des preuves de survie".