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Douste-Blazy reçu par le président Uribe à Bogota

28/01/2006 - AP

Le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a rencontré jeudi à Bogota le président colombien Alvaro Uribe pour lui présenter un plan de médiation destiné à obtenir la libération d'une soixantaine d'otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, détenus par les rebelles des FARC.

Lors de cette visite de 18 heures en Colombie, le chef de la diplomatie française a également rencontré la mère d'Ingrid Betancourt, Yolanda Pulacio, ainsi que d'autres familles d'otages.

M. Douste-Blazy a reçu le soutien des autorités colombiennes pour les efforts de médiation de la France, de l'Espagne et de la Suisse, qui prévoient un accord "humanitaire" avec les FARC pour la libération de ces otages en échange de la libération de rebelles détenus par les forces gouvernementales.

"Il était très important pour moi d'entendre que le président Uribe est favorable à ce projet d'accord", a déclaré le ministre français lors d'une conférence de presse à l'issue de sa rencontre avec le président colombien.

"Naturellement, nous avons une obligation spéciale envers Mme Betancourt, notre compatriote", a souligné M. Douste-Blazy, en ajoutant toutefois que la France se sentait concernée par le sort de toutes les victimes enlevées.

Mettant en avant un besoin de confidentialité, le ministre français a refusé de dire si des diplomates européens avaient ou non discuté de la proposition d'accord avec des représentants des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

"Il faut à tout prix que le dialogue puisse exister", a simplement déclaré M. Douste-Blazy. "C'est tout le projet de la France qui, associée à l'Espagne et la Suisse, propose un lieu de rencontre entre les autorités colombiennes et les FARC."

De son côté, Yolanda Pulacio, la mère d'Ingrid Betancourt, a remercié la France pour ses efforts de médiation. "La France a des valeurs très importantes pour lutter pour la libération et pour la vie des personnes qui sont en danger", a-t-elle déclaré après avoir rencontré le chef de la diplomatie française.

Parallèlement, le gouvernement colombien a apporté son soutien à l'initiative prise par certaines familles d'otages d'organiser un référendum national sur le projet d'accord humanitaire. Il s'agit d'une consultation largement symbolique, les sondages montrant que l'immense majorité des Colombiens soutiennent ce projet.


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