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Près d'un millier de paramilitaires ont déposé mardi leurs armes en Colombie. Cette opération a été très médiatisée mais également très critiquée par Human Rights Watch (HRW) qui dénonce les risques accompagnant leur impunité.
Les chaînes de télévision colombiennes ont diffusé les images de plus de 900 combattants d'extrême-droite rendant leurs armes dans la province de Cordoba, dans le nord-est du pays. En tout, plus de 4000 paramilitaires ont fait de même dans le cadre d'un processus entériné par le gouvernement.
Mais pour HRW, ces opérations ne contribueront pas à améliorer la situation en Colombie, pays confronté depuis près de 40 ans à une guérilla d'extrême-gauche, face à laquelle se sont montées des milices paramilitaires.
L'organisation de défense des droits de l'homme estime que les autorités ont tort de laisser impunis les crimes perpétrés par ses paramilitaires, qui se sont rendus coupables d'exactions au moins aussi graves que celles commises par la guérilla marxiste.
"Le risque existe que ce processus de démobilisation ne laisse intactes les structures sous-jacentes de ces mouvements violents, dont les crimes resteront impunis et qui conserveront des biens acquis de façon illégale", estime HRW dans un rapport diffusé mardi.
Les paramilitaires, qui ont souvent collaboré avec l'armée, sont issus de milices privées mises en place dans les années 1980 par les propriétaires terriens pour se défendre face, notamment, aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Officiellement, le gouvernement colombien condamne les agissements des paramilitaires.