|
||||||
SEMANA publie un chapitre du livre « À la recherche d'Ingrid », de Juan Carlos Lecompte :
"Ce 23 février il y aura trois ans qu'Ingrid Betancourt a été kidnappé par les Farc à San Vicente du Caguán .
En octobre 2002, récemment arrivé en Colombie après ma première tournée en Europe, le président Álvaro Uribe, qui venait de prendre le pouvoir, m'a accordé le rendez-vous que je lui avais demandé. Je suis arrivé ponctuellement à aux 10 H du matin, et, chose rare pour moi, je portais un complet avec cravate. J'avais décidé de n'aborder que deux points avec lui, les deux principaux, après en avoir écarté beaucoup d'autres. - Président - lui dis-je, nous ne pouvons autoriser aucune tentative de libération par la voie à militaire. C'est la position officielle de la famille."...
... l'article complet est en cours de traduction (voir l'original dans les pages en espagnol : En la Prensa )
Dans cet article, Juan Carlos explique que pour lui une chose était claire : "si nous laissions les mains libres au gouvernement, il agirait dès que l'occasion se présenterait, avec un risque élevé pour la vie d'Ingrid". De plus, la décision d'une opération serait prise par le ministre de Défense, Marta Lucia Ramirez, qu'Ingrid avait accusé par corruption dix ans auparavant, en déclarant qu'elle avait des preuves que lorsqu'elle était vice-ministre de Commerce Extérieur, Madame Ramirez avait attribué à son mari le contrat de restructuration des nouveaux bureaux de ce ministère...
Juan Carlos raconte aussi l'épisode où les forces de sécurité colombiennes avaient prétendu avoir arrêté les responsables de l'enlèvement d'Ingrid, par une "coïncidence heureuse" quelques jours avant la visite du président Uribe en Europe. Il avait alors proposé à ces services de faire identifier ces personnes par Adaïr Lamprea, qui conduisait la camionette lors de l'enlèvement, mais avait été laissé en liberté par les Farc. Après de nombreuses difficultés Adaïr avait été finalement confronté aux prétendus ravisseurs et n'en avait reconnu aucun. Suite à cette intervention qui avait mis à mal les projets médiatiques du gouvernement, Adaïr et Juan Carlos avaient commencé à recevoir par téléphone des menaces de mort : "Si tu n'aimes pas Uribe, quitte le pays ou fais tes prières"... Manaces prises très au sérieux : Adaïr a quitté le pays immédiatement et est maintenant réfugié en France....