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Le premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, a déclaré lundi que «l'État mobilise tous ses moyens pour retrouver Florence Aubenas», la journaliste du quotidien Libération disparue mercredi en Irak, et il a mis en garde la presse contre «l'insécurité extrême» qui règne dans le pays.
«Nous rassemblons actuellement toutes les informations nécessaires à l'issue heureuse que nous souhaitons et que nous voulons tous», a dit le premier ministre en présentant ses voeux à la presse.
«Nous ne souhaitons évidemment pas que des journalistes exposent leur vie, en particulier en Irak, même si je comprends votre volonté d'information qui vous honore, a dit M. Raffarin.
«Mais mon devoir de premier ministre est de prévenir de l'extrême chaos d'un pays dans lequel l'insécurité crée un danger extrême», a poursuivi M. Raffarin en soulignant : «le chaos est grandissant, l'insécurité est extrême, je me dois de vous dire que le danger est extrême».
Le chef du gouvernement a annoncé avoir «demandé au ministre des Affaires étrangères (Michel Barnier) d'examiner dès cette semaine avec les responsables de la presse écrite et audiovisuelle les conditions pour pouvoir travailler dans ces circonstances, de réfléchir aux précautions à prendre».
M. Raffarin a par ailleurs rappelé que la détermination reste également «totale pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt», détenue par la guérilla en Colombie.
«Je pense aussi à Frédéric Nérac (ndlr : journaliste disparu au début de la guerre en Irak) et à sa famille et à cette terrible incertitude sur son destin», a-t-il ajouté.