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Les Farc reconnaissent avoir "exécuté" huit indigènes

18/02/2009 - AP, 7 sur 7, BBC Mundo, Radio Netherlands

La guérilla colombienne des Farc a reconnu avoir "exécuté" huit indigènes, dans le département de Narino dans le sud de la Colombie, les accusant d'avoir renseigné l'armée dans la région, selon un communiqué diffusé mardi par l'agence Anncol.

Ces huit indigènes, selon ce communiqué publié sur le site d'Anncol, proche de la guérilla marxiste, avaient été capturés par les Farc le 6 février. "Compte tenu de la pression opérationnelle, de leur responsabilité dans la mort de nombreux guérilleros et de leur incontestable participation active qui les implique dans le conflit, ils furent exécutés", ajoute ce communiqué des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), daté du 11 février, et signé par la colonne Antonio José de Sucre qui opère dans le sud du pays.

Dans leur communiqué, les Farc affirment ne pas avoir agi "contre des indigènes" mais "contre des personnes indépendamment de leur race, religion, ethnie, condition sociale, etc, qui ont accepté de l'argent et sont entrées au service de l'Armée dans une région qui est soumise à des opérations militaires". "Tant individuellement que collectivement, tous les huit avaient confessé que depuis deux ans ils collaboraient avec l'Armée", affirment les Farc.

Des porte-parole de l'ethnie Awa ont accusé la semaine dernière les Farc d'avoir perpétré le massacre de 27 des leurs qu'elles retenaient en otages. Les conditions topographiques et de sécurité difficiles, dues à la présence de la guérilla, aux champs de mines et au trafic de drogue dans la région, compliquent l'accès de la force publique aux lieux des massacres présumés pour enquêter à la suite de ces accusations.

Le 10 février, l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch a accusé les FARC d'avoir massacré les jours précédents 17 membres de la communauté indigène Awa dans la région de Narino, dénonçant son "total mépris pour les vies de civils" et son rejet des "principes les plus élémentaires du droit humanitaire". Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) avait réclamé le même jour une enquête sur la mort des indiens awas dans une région isolée du sud-ouest de la Colombie, après avoir reçu des informations d'autorités provinciales et locales.


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