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Le secrétaire adjoint de l'ONU pour les Affaires Humanitaires, John Holmes, a exprimé aujourd'hui sa préoccupation pour la situation humanitaire « complexe » qui existe en Colombie, du fait de l'existence de plus de 2.5 millions de déplacés par le conflit armé.
Holmes, qui visite la Colombie en ce moment, a déclaré que dans plusieurs régions du pays on continue à voir « des situations complexes et très sérieuses dans lle domaine humanitaire », qui ont obligé des milliers de personnes à fuir leurs maisons devant la menace de groupes illégaux.
Le secrétaire adjoint de l'ONU a expliqué qu'un des objectifs de sa visite était de pouvoir étudier la manière dont la Communauté internationale pourrait aider le gouvernement colombien à améliorer le sort de ces personnes.
Holmes a parcouru le département du Choco (ouest du pays), où il a pu constater que « la situation humanitaire dans cette zone est difficile », étant donné la « pression » qu'exercent sur les habitants les groupes armés et les traficants de drogues, selon la station de radio colombienne RCN.
Dans cette interview, il a assuré que le choco était un des endroits de Colombie où il y a une « difficulté majeure » dans le sujet humanitaire, à cause des conditions dans lesquelles vivent des centaines de personnes qui ont été victimes directes du conflit.
Holmes a également déclaré qu'un des aspects qui « le préoccupe » le plus est la situation des afrocolombianos et des indigènes. Sur ce dernier point, il a rappelé que l'ONU a condamné le massacre de 17 membres de l'ethnie awá dans le département de Nariño (ouest) qui s'est produite au début de février.
Holmes, qui s'est réuni avec les chefs awá, a expliqué que ce qui s'est produit à Nariño est « l'illustration parfaite des problèmes vécus par les indigènes dans l'ensemble du territoire colombien », et a annoncé que l'ONU ferait « tout ce qui est possible » pour aider les familles à récupérer les corps des personnes assassinées.
Le secrétaire adjoint de l'ONU a reconnu que la Colombie avait fait « d'importants progrès » en cette matière, spécialement, en ce qui concerne la partie légale et les actions entreprises par l'Agence Présidentielle pour l'Action Sociale et la Coopération Internationale.
Il a ajouté que le sujet de l'échange de kidnappés contre des rebelles emprisonnés, qui est demandé avec insistance par les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) « était une affaire plus politique qu'humanitaire » qui « dépendait fondamentalement du Gouvernement » et qu'il s'agissait d'une « affaire interne ».