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Le président colombien Alvaro Uribe a annoncé avoir ordonné l'intensification, à partir de vendredi, des opérations militaires pour permettre le sauvetage de 22 membres de l'armée et de la police encore aux mains de la guérilla marxiste des Farc.
"Je veux dire aux Colombiens qu'à partir d'aujourd'hui (vendredi, ndlr), avec l'Armée et la Police, nous intensifierons la pression sur les terroristes et preneurs d'otages des Farc jusqu'à ce qu'ils libèrent nos soldats et policiers", a déclaré M. Uribe à la presse à Medellin (à 400 km au nord-ouest de Bogota).
L'annonce du chef de l'Etat colombien survient au lendemain de son refus de tout échange des 22 otages dits "politiques" encore aux mains des rebelles contre 500 de leurs guérilleros emprisonnés, comme l'exigent les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes).
"Leseul accord humanitaire que j'accepterai venant de leur part serait celui qui libèrerait de façon immédiate et unilatérale tous les otages", a déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi M. Uribe devant des journalistes, en marge d'une rencontre avec les hauts dignitaires de l'Eglise catholique de Bogota.
Le président colombien a également lancé un appel aux Farc pour qu'elles "cessent leurs actes de violences et fassent la paix".
Depuis 2008, M. Uribe maintient l'ordre donné aux troupes de demeurer aux alentours des zones forestières, où les otages de la guérilla sont captifs, afin de faire pression en vue de leur libération dans le cadre d'une "procédure humanitaire".
Le chef de l'Etat a toutefois durci sa position une semaine après la libération unilatérale par les Farc de trois policiers - un soldat et deux hommes politiques - avec l'intention, selon la guérilla, "de persister dans la quête collective d'une issue politique à l'accord humanitaire".
Jeudi, la sénatrice de l'opposition Piedad Cordoba a annoncé qu'elle se fixait jusqu'au mois de mai pour parvenir à l'échange d'otages proposé par la guérilla.
La sénatrice est à la tête d'un groupe d'intellectuels favorables à l'idée d'un échange de 22 militaires et policiers retenus par les Farc, certains depuis plus de dix ans, contre au moins 500 guérilleros emprisonnés.