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Yolanda Pulecio : "pas de négociations"

18/02/2008 - France Soir, Le Figaro, Union Radio, El Espectador

La mère de l’otage franco-colombienne répond à sa fille dans une lettre vérité. Entre négociations, échanges et libérations, Yolanda Pulecio ne perd cependant pas espoir.

« C’est sans intérêt. Tout ce qu’ils disent n’est que mensonge. » Voilà en quelques mots les sentiments de Yolanda Pulecio, la mère d’Ingrid Betancourt, retenue par les Farc depuis près de six ans. Elle livre, dans une lettre publiée ce week-end par l’hebdomadaire colombien El Espectador, les vraies raisons de la non-libération de sa fille. « Je ne vois aucune volonté politique de trouver un accord humanitaire. S’ils avaient voulu le faire, vu le nombre de fois où cela a échoué, ils auraient déjà libéré tous les otages », écrit-elle. Les rebelles ont proposé d’échanger Ingrid Betancourt et 42 autres otages contre 500 des leurs emprisonnés. Ils ont exigé pour cela la démilitarisation de deux municipalités du sud du pays. Le président colombien, Alvaro Uribe, s’est dit d’accord pour négocier l’échange mais ne veut en aucun cas la démilitarisation.

Ne jamais douter

La mère de la Franco-Colombienne ne veut pas se laisser berner. Lorsque la vidéo de sa fille, cheveux longs, amaigrie et affaiblie, est diffusée le 24 octobre par les Farc, elle ne perd pas espoir. « Je n’ai jamais douté que tu étais en vie », confie-t-elle. Nicolas Sarkozy s’est d’ailleurs entretenu avec Hugo Chavez, le président vénézuélien, vendredi soir, sur l’échange des otages. Ils ont confirmé la venue de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, le 20 février prochain en Colombie. Cette visite servira à donner plus de précisions à Nicolas Sarkozy sur la libération unilatérale de trois ex-parlementaires capturés en 2001. Si cette libération a bien lieu, elle sera la deuxième depuis la décision d’Alvaro Uribe de mettre un terme à la médiation de Chavez et de la sénatrice colombienne Piedad Cordoba pour un échange d’otages.


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