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Les parents des otages demanderont l'aide de la CIDH

02/02/2007 - La Prensa, Reuters, Caracol Radio

L'insistance d'Álvaro Uribe de libérer les otages par des moyens militaires, a causé beaucoup d'émoi. Leurs parents veulent obtenir que le président renonce au sauvetage appelé "à feu et à sang".

Les parents des otages de la guérilla des FARC demanderont à la Commission Interaméricaine de Droits Humains, la CIDH, que cet organisme intervienne dans la décision du gouvernement colombien d'effectuer des opérations militaires de sauvetage pour libérer leurs proches détenus par la guérilla depuis des années.

Yolanda Pulecio, la mère de l'ex candidate à la Présidence Ingrid Betancourt, séquestrée depuis cinq ans, a déclaré que les parents demanderont à la Commission d'obliger le Président colombien à renoncer au sauvetage "à feu et à sang". "Nous aimerions qu'ils édictent une mesure préventive contre l'État colombien, et c'est ce que nous allons demander", a avancé Yolanda Pulecio.

La préoccupation des parents de kidnappés a augmenté cette semaine, depuis qu' Álvaro Uribe a annoncé que 2007 serait une année cruciale pour les opérations militaires de sauvetage.

Les parents ont réagi avec colère à l'annonce présidentielle, qu'ils ont considérée comme un arrêt de mort. "J'ai été épouvantée quand j'ai écouté les nouvelles, j'ai dû me mettre à prier", a affirmé Yolanda Pulecio.

Le rendez-vous avec la CIDH est prévu pour fin février ou début mars, a ajouté la mère d'Ingrid Betancourt.

Uribe a demandé le soutien d'autres gouvernements pour son offensive militaire de sauvetage. Il a fait un appel particulier au gouvernement français, qui s'est montré disposé à rechercher un accord humanitaire avec la guérilla. La diplomatie française a réitéré sa volonté de plaider pour un échange humanitaire.

Par contre, le Gouvernement de Washington a donné l'approbation à la décision du président colombien, par le biais du sous-secrétaire d'État, Thomas Shannon, qui s'est rendu à Bogota pour définir la nouvelle phase du Plan Colombie.

"La politique de ce gouvernement est juste dans sa manière d'essayer de libérer les otages. Nous avons beaucoup de confiance en ce gouvernement et en ses services de sécurité  pour chercher une manière de libérer les otages", a dit Shannon.

Le Président colombien a déclaré qu'il n'écartait pas non plus l'échange humanitaire, et pour cela, il a désigné un facilitateur pour entamer des conversations avec les FARC.


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