Le président a demandé notamment
« de l'aide technologique, du renseignement et des équipements ». Son ministre de la Défense, Juan Manuel Santos, va entamer une tournée en Europe et aux États-Unis pour solliciter une aide militaire et économique. M. Uribe veut affaiblir les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) pour les contraindre à négocier. Cette politique a donné des résultats variables. Les Farc, un groupe marxiste de 17 000 hommes, tiennent de vastes étendues du territoire dans le sud du pays. Elles tirent leurs revenus du trafic de drogue et des rançons exigées pour la libération de milliers d'otages. En 2002, lors d'une visite à Paris, M. Uribe avait promis à M. Chirac de ne pas employer la force pour libérer les otages.
Les proches des centaines d'otages détenus par les Farc se sont insurgés hier contre les propos du président colombien. Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt (la Franco-Colombienne fait partie des 58 otages
« politiques » des Farc), a affirmé à l'AFP que l'appel de M. Uribe constituait
« une condamnation à mort » pour les proches des otages.