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Le ministère français des Affaires étrangères se défend d'avoir manqué de volonté politique pour tenter d'obtenir la libération de la franco-colombienne Ingrid Betancourt.
"Dès l'enlèvement d'Ingrid Betancourt, le 23 février 2002, les autorités françaises à tous les niveaux de l'Etat se sont mobilisées sans délai et cette mobilisation ne s'est jamais relâchée depuis lors", déclare-t-il dans un communiqué.
Les proches d'Ingrid Betancourt ont appelé à la mobilisation pour le cinquième anniversaire de la détention d'Ingrid Betancourt, enlevée le 23 février 2002 par la guérilla marxiste des Farc en Colombie.
Sa fille, Mélanie Delloye, a estimé que les autorités françaises avaient fait "bien trop peu" en faveur de "la plus ancienne otage française retenue à l'étranger."
La Quai d'Orsay a répondu que la cellule de suivi mise en place a regroupé en permanence tous les agents de ce ministère en charge de ce dossier et associé les différents services de l'Etat "susceptibles d'apporter leur concours à la libération de notre compatriote."
Il ajoute que la cellule de suivi a rencontré à plusieurs reprises les représentants du gouvernement colombien, notamment le Haut commissaire pour la paix et a organisé plusieurs rencontres avec les dirigeants des Farc.
"Les émissaires qu'elle a envoyés sur le terrain, au cours de plus d'une quinzaine de missions, ont agi dans des conditions très difficiles et parfois même au risque de leur vie", écrit-il.
"Dans le même temps, de nombreux contacts ont été noués avec nos partenaires en Europe, en Amérique Latine, aux Etats-Unis et ailleurs", ajoute le Quai d'Orsay.
"Plus que jamais les autorités françaises entendent poursuivre leur mobilisation en faveur des otages de Colombie", ajoute le ministère, qui estime que l'heure n'est pas à la polémique mais à la solidarité dans la recherche d'une solution.