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Yolanda Pulecio réitère sa demande au président Álvaro Uribe et aux Farc pour la réalisation d'un accord humanitaire. Et elle ajoute : « Nous avons reçu un large appui international, mais on n'en parle pas en Colombie ».
Trois années après son kidnapping, ce 23 février, les parents, proches et compagnons politiques nationaux et internationaux, commémoreront le calvaire d'Ingrid Betancourt.
Ainsi l'a confirmé la mère de l'ex candidate, Yolanda Pulecio, qui, en dialogue avec Colprensa, a affirmé qu'après trois années de calvaire, elle et ses alliés sollicitent à nouveau les Farc's et le Gouvernement, afin qu' ils concrétisent un accord humanitaire permettant la libération des kidnappés.
« Ces trois années ont été très dures, très longues, désesperantes. Au bout de tout ce temps, d'avoir combattu par tous les moyens, nous n'avons rien obtenu pour libérer les politiciens kidnappés, y compris Ingrid et Clarita (Rojas)».
Madame Pulecio a affirmé que la seule possibilité pour leur libération est un accord humanitaire et a souligné ses critiques contre le président Álvaro Uribe à ce sujet. « Il semble bien que le Président n'ait aucune intention de faciliter cet accord », a-t-elle déclaré.
« Nous avons supplié par tous les moyens, nous avons exploré toutes les possibilités, et ne savons plus que faire. Ce sentiment d'impuissance, ces incertitudes, surtout en imaginant ces lieux où ou se trouvent Ingrid et les autres, au milieu de la forêt, dans des conditions désastreuses et aux prises à des opérations militaires agressives ; c'est un calvaire », a-t-elle souligné.
Madame Pulecio a déclaré qu'ils espèrent que le Président permettra un accord humanitaire, tout comme les Farc's et a sollicité la mobilisation de l'opinion publique, ainsi que les moyens de communication.
Et elle ajoute : « Nous avons reçu un grand appui international, mais cela n'est pas relayé en Colombie ».
L'ex candidate présidentielle a été kidnappée par les Farc's, groupe armé illégal, le 23 février 2002.
Immédiatement a circulé une série de spéculations et rumeurs sur ses chances de survie, qui allaient d'une maladie tropicale grave, jusqu'à son décès. Tout est resté dans le domaine de la rumeur, quand en 2003, une année après son kidnapping, une vidéo a été communiquée où elle livrait ses concepts sur le processus de paix et où apparaissait à ses côtés Claira Rojas, son assistante, également kidnappée ce 23 février.