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Mercredi, Ingrid Betancourt commencera sa quatrième année de détention aux mains des Farc. La candidate des Verts à la présidence de la Colombie en 2002 a été enlevée par la guérilla d'extrême gauche le 23 février 2002 près de Florencia, à 600 km au sud de Bogota. Elle tentait de se rendre dans l'ancien fief des Farc après la rupture du processus de paix. Dernière preuve de survie de l'ex-candidate présidentielle, une vidéo diffusée en août 2003. Depuis, la guérilla s'est contentée de courriers électroniques distants, dans lesquels elle assure que Betancourt «va bien mais n'a pas le moral».
Pour elle, «tout comme pour les plus de 3.000 autres otages, note dans un communiqué le comité de soutien à l'ancienne sénatrice, civils ou militaires, hommes, femmes, vieillards et plus de 400 enfants qui croupissent dans la jungle entre les mains de leurs tortionnaires, l'espoir d'une libération prochaine n'a jamais paru aussi éloigné.»
Mercredi, trois rassemblements sont prévus à Paris, sur la place de l'Hôtel de Ville où le portrait d'Ingrid Betancourt a été accroché la semaine dernière sur la façade «afin de manifester la solidarité des Parisiennes et des Parisiens», le parvis de Notre-Dame et la place Saint-Michel. Les divers comités de soutien français (liste) organisent également des actions en province. Une messe sera célébrée en son honneur à midi dans la cathédrale de Bogota.