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De par le monde, les comités de soutien à Ingrid Betancourt se mobilisent à l'occasion du troisième anniversaire de son enlèvement.
En Colombie, un immense portrait d'elle sera affiché sur la façade de la mairie de Bogota. Par solidarité, des parlementaires français et belges se sont rendus sur place. Une messe sera célébrée dans la cathédrale de la capitale.
De Paris à Madrid en passant par Dublin, la Fédération des comités de soutien appelle à sa libération et à celle de Clara Rojas, qui accompagnait Ingrid lors de son enlèvement, et à celle de tous les otages de la guérilla, rappelant que «pour elles, tout comme pour les plus de 3 000 autres otages, civils ou militaires, hommes, femmes, vieillards et plus de 400 enfants qui croupissent dans la jungle entre les mains de leurs tortionnaires, l'espoir d'une libération prochaine n'a jamais paru aussi éloigné.»
A Paris, le portrait d'Ingrid Betancourt a été installé devant l'Hôtel de ville la semaine dernière par sa fille Mélanie. Aujourd'hui, de 18 heures à 22 heures, le comité de soutien Ile-de-France appelle à un rassemblement sur trois grandes places parisiennes (Saint Michel, Parvis de Notre-Dame, Hôtel de Ville) où seront allumées des bougies pour former le mot paz («paix», en espagnol).
A Madrid, les membres du comité de soutien arboreront des masques blancs pour symboliser le silence qui entoure les otages. A Dublin, un autre comité plantera un arbre de «la paix et de l'espoir».