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Plus de 10 millions de Colombiens ont pris part à 3 grandes marches pour la liberté qui ont été organisées dans le pays.
Cela a commencé comme une petite initiative virtuelle, mais c'est ensuite devenu la plus grande manifestation sociale que le pays ait connu durant les dernières années.
La première grande marche massive pour la paix, qui a ouvert les portes à une série de manifestations régulières contre le kidnapping et la violence des groupes armés en marge de la loi, s'est déroulée le 4 février de cette année. Elle a commencé comme un projet virtuel à travers Facebook, qui a été suivi par des milliers de personnes en Colombie et à travers le monde, et qui s'est transformée en une grande protestation pour ceux qui restent enchaînés dans les forêts du pays, par le Farc ou l'Eln.
Des centaines, des milliers, voire des millions de personnes ont crié leur rage, leur douleur, leur espoir et leur solidarité, et ont réclamé le libération de tous les kidnappés.
La marche du 4 février
Ils ont été plus de 20 millions de citoyens colombiens et plus de 4 millions dans le monde, ceux qui ont participé à cette grande journée pour la liberté. L'événement a dépassé tous les espoirs : jamais dans l'histoire du pays tant de gens n'étaient sortis dans les rues pour protester, et c'est pourquoi cette marche a produit un impact inhabituel sur la société colombienne.
Des millions de personnes, de toutes croyances religieuses, de toutes races, de toutes tendances politique et de toutes nationalités ont pris part à cette marche qui a été présentée comme une exigence mondiale envers les groupes armés.
Mais la marche du 4 février n' a été que le premier pas d'une manifestation pour la paix qui s'est prolongée tout au long de 2008. La seconde étape s'est déroulée le 6 mars, quand un autre groupe de personnes a convoqué une nouvelle mobilisation nationale pour renouveler l'appel lancé lors de la marche précédente, un appel à la liberté pour tous les kidnappés du pays.
La marche du 6 mars
Ce jeudi, bien que le nombre de citoyens qui y ont paticipé ait été moindre que lors de la marche précédente, les Colombiens se sont mobilisés une nouvelle fois contre la violence et le kidnapping, dans une action où il était manifeste que les citoyens voulaient marquer leur colère contre les groupes armés de toutes sortes, en sortant massivement dans les rues.
La marche, qui avait reçu de multiples témoignages de soutien, n'a été qu'un rejet total de la violence produite par le conflit armé que vit la nation depuis des décennies, et qui a causé la mort et le déplacement forcé de milliers de Colombiens, forcés à abandonner leurs villages en laissant sur place tout ce qu'ils avaient obtenu par le travail de toute une vie.
L'initiative, bien qu'elle ait protesté aussi contre les Farc et l'Eln, voulait surtout protester contre le meurtre de milliers de personnes par des groupes paramilitaires, dans les zones rurales du pays, crimes qui jusqu'à aujourd'hui restent encore impunis.
Cette marche, qui a produit une série de polémiques entre plusieurs secteurs nationaux, a disposé toutefois de l'appui de milliers de citoyens colombiens de tous horizons, qui se sont unis à cette nouvelle manifestation de protestation pour réclamer la libération des kidnappés et la paix en Colombie.
La marche du 28 novembre
La troisième étape s'est déroulée le 28 novembre passé, quand s'est répandue dans le pays une nouvelle rivière humaine, pour exiger la libération de tous les captifs.
La journée a été initialement convoquée par l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, qui a proposé depuis la France une nouvelle marche mondiale pour réclamer aux groupes en marge de la loi la libération rapide des politiciens kidnappés, des militaires et des policiers prisonniers, mais aussi la libération des citoyens ordinaires privés de liberté par la délinquance commune.
Das plusieurs régions du pays les gens sont sortis dans les rues, ainsi que dans d'autres pays du monde. Y participaient non seulement les ressortissants colombiens résidant à l'extérieur, mais également les citoyes étrangers qui ont réclamé eux aussi une solution rapide et effective pour la libération des captifs.
Avec cette dernière marche qui cloturait les trois plus grandes manifestations sociales de l'année dans le pays, la Colombie a démontré sa détermination à obtenir la liberté de tous ceux qui restent captifs dans les forêts du pays et dont certains sont prisonniers des groupes armés depuis jusqu'à 10 ans.
Pour rappel
Les pays qui ont soutenu les marches pour la paix et la libération des kidnappés ont été le Vénézuéla, avec 11 villes ; L'Espagne, avec 8 ; L'Allemagne, 7, et la France, avec 6.
Mais il y a eu aussi la Suisse, l'Autriche, la Belgique, l'Italie, la Suède, l'Angleterre, la Norvège, l'Irlande, les Etats-Unis, le Canada, l'Argentine, le Chili, l'Équateur, le Mexique, l'Egypte, le Brésil, la Hollande et l'Uruguay, entre autres.