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La guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche) a reconnu, mardi 23 décembre, avoir attaqué, par erreur, un convoi médical, il y a deux semaines.
Le 7 décembre, une bombe avait explosé au passage d'une voiture de l'Institut colombien du bien-être familial (ICBF), près de San Vicente del Caguan (sud). Le chauffeur et un psychologue ont été tués. Trois femmes, encore hospitalisées, ont été grièvement blessées. Bogota avait annoncé que l'affaire serait portée à la connaissance des instances internationales. Le bureau du haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme avait condamné l'attentat.
Dans un communiqué paru sur leur site Internet, les FARC avouent avoir confondu la voiture officielle de l'ICBF avec un véhicule du Gaula - l'unité d'élite anti-enlèvement de l'armée - et disent regretter l'accident. Ils présentent leurs condoléances aux familles des deux victimes et souhaitent un rapide rétablissement aux blessés.
OTAGES
La guérilla donne ensuite quelques "recommandations à la population civile", priée de ne pas fréquenter les militaires et de conserver, sur la route, une distance de 500 mètres avec leurs véhicules. Enfin, le communiqué attribue la responsabilité de l'incident du 7 décembre "au conflit social et à la guerre qui ensanglante le pays". Il appelle la population à se mobiliser pour contraindre le gouvernement à engager des négociations de paix.
Cet inhabituel mea culpa annonce-t-il une timide ouverture vers le dialogue ? Dimanche, les FARC avaient annoncé leur intention de libérer prochainement six otages - deux civils et quatre militaires. Le président Alvaro Uribe avait immédiatement dénoncé la volonté de "show médiatique" des FARC et refusé toute intervention internationale, l'aide éventuelle du président vénézuélien, Hugo Chavez, ayant été évoquée.
M. Uribe a assuré que toutes les garanties de sécurité seraient données au Comité international de la Croix-Rouge, seul autorisé à intervenir pour faciliter la libération des otages.