La revue de presse   de  www.InfoLibertad.com 

>Ajouter cette page à mes favoris

>Rechercher sur le web

Outils de traduction :   >Free.fr  >Google


Ingrid Betancourt : « Trop d'impunité des gens de pouvoir en Colombie »

03/12/2008 - L'Union

« Je voulais venir, même pour quelques heures. » L'ex-otage des Farc, Ingrid Betancourt, arrivée samedi en Colombie pour 24 heures, son premier séjour depuis sa libération le 2 juillet, est repartie dimanche soir vers Quito en Equateur, première étape de sa tournée dans sept pays d'Amérique latine où elle va tenter de rallier les chefs d'État et de gouvernement à la cause des otages encore détenus par la guérilla marxiste.

En survolant la capitale « j'étais dans le bonheur de regarder ce paysage extraordinaire de beauté. Je pensais, c'est extraordinaire cette ville, Bogota qui est la capitale du pays et qui est en même temps champêtre… Quand on est en Colombie, c'est un autre monde, c'est une autre sensibilité, alors je me suis tout simplement laissée porter par le bonheur d'être ici ».

« Je voulais venir, même si c'était pour quelques heures », a-t-elle dit.

« J'en avais besoin. J'avais besoin de me ressourcer, d'être avec les miens, d'être chez moi » et « je me disais je vais passer mon premier Noël et qu'est ce qu'il y a pour eux (les otages, ndlr). C'est un monde fermé, sans espoir et il n'y a pas de contact entre le gouvernement et les Farc ».

La Franco-colombienne, entourée de mesures de sécurité extraordinaires qui ne lui ont pas permis de se promener dans les rues de sa ville a déclaré avoir retrouvé un « pays de contrastes, qui se construit et mûrit », mais où « beaucoup, beaucoup reste à faire, sur les droits humains en particulier ».

« C'est un thème sur lequel il faut beaucoup travailler et aussi sur l'aspect social », a-t-elle déclaré en évoquant « les différences entre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas », dans ce pays où 50 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.

« En Colombie, il y a une contre-réforme agraire de gens qui ; avec des armes, dépossèdent les paysans et s'approprient leurs terres », a-t-elle notamment insisté en évoquant indirectement le problème des bandes armées - narcotrafiquants, paramilitaires et guérilleros - qui sévissent encore, entraînant chaque année des milliers de déplacés.

« Le cœur du problème c'est d'une part l'impunité de ceux qui ont le pouvoir, qui ont des contacts, des moyens et d'autre part la réalité sociale, à laquelle il faut s'adresser », a-t-elle ajouté.

L'ex-otage doit maintenant se rendre en Argentine, au Brésil, au Chili, au Pérou, en Bolivie et enfin au Venezuela, « pour poser des questions et réfléchir », à la manière de trouver une solution au conflit colombien et permettre la libération des otages.


>Tous les titres du mois 


> Poser une question,
   envoyer un commentaire

>www.InfoLibertad.com