|
||||||
Avec son association, le "Mouvement des Victimes de Crimes d'État", il est devenu une des voix les plus importantes en matière de défense des droits humains en Colombie.
Iván Cepeda, le fils d'un politicien de gauche très connu qui a été assassiné en 1994 par les paramilitaires colombiens de l'AUC, répond au journal espagnol "Publico" par téléphone, depuis Bogota.
Les otages les plus anciens des FARC, Pablo Emilio Moncayo et Libio Martínez, sont restés à nouveau en-dehors de cette liste de libérés. Cela ne provoque-t-il pas une certaine déception ?
Nous voudrions que toutes les personnes séquestrées soient libérées le plus rapidement possible. Cependant, l'annonce de la libération de six nouveaux otages des farc est déjà une chose importante. Nous espérons que cette annonce se matérialisera le plus rapidement possible, et que les autres kidnappés retrouveront la liberté suite à d'autres actions humanitaires, dans un futur proche.
Le FARC ont laissé entrevoir leur intention de libérer les kidnappés au Vénézuéla. Savez-vous si certains contacts ont déjà été pris ?
Non. Jusqu'à présent je ne suis au courant d'aucun type de rapprochement. Nous ne savons pas non plus le rôle qui pourrait avoir Chávez.
Quelle a été la réponse du Gouvernement Uribe à l'initiative populaire d'ouvrir un dialogue public avec la guérilla, via internet ?
Dans un premier temps, le président Uribe a qualifié nos efforts de « conspiration » avec des buts subversifs, bien qu'il ne les ait jamais cités devant l'opinion publique. Nous espérons que devant l'annonce encourageante qu'ont faite les FARC en réponse à notre seconde lettre, le gouvernement réagira de manière constructive et facilitera les libérations annoncées.
On a dénoncé que la violence, dans quelques régions, serait aggravée par la présence à chaque fois plus nombreuse de groupes paramilitaires. Cela complique-t-il la situation des otages ?
Les groupes paramilitaires représentent effectivement une difficulté objective pour obtenir la paix en Colombie.
Quand vous avez demandé aux FARC l'abandon définitif du kidnapping, quelle a été la réponse de la guérilla ?
Je crois que l'annonce de la libération de ces six personnes est encourageante, mais il n'y a que les faits qui démontreront s'il y a oui ou non un changement substantiel dans leur orientation. De toutes manières, nous soutenons l'initiative qui a obtenu cette décision de la guérilla, et nous persisterons dans cette demande et dans les arguments qui la soutiennent.